< Französische Sprichwörter >

Le trop passe la mesure.

Le trop saouler en perd plus que la faim ou le jeûne.

Le trop se gaste, et le peu baste.

Le trot de l'âne dure peu.

Le trot gâte le cheval.

Le trou et l'occasion, invitent le larron.

Le troysiesme jour de playe grand douleur.

Le v. et le c. n'ont point de religion commentaire dict de la celestive de madric en Espagne.

Le vachier de chasteluillain ayme mieux une massue qu'un luc.

Le vaisseau est recourbé, mais il fait droite route.

Le vaisseaul se remplist goutte a goutte.

Le vefve qui se remarie, veult s'emplumer de sa folie.

Le velours, les galons, la dentelle, refroidissent la marmite.

Le vendredi saint, la femme qui lave est maudite, celle qui cuit est bénie.

Le vene n'est pas l'estruy du rasoer.

Le vent de bise va jusqu'à la chemise.

Le vent et les vieilles gens, ne courent jamais pour rien.

Le vent et les vieilles gens, ne courent pas pour rien.

Le vent et les vieilles gens, n'ont jamais couru pour rien.

Le vent la femme et la fortune sont changeants comme la lune.

Le vent la femme et la fortune tournent comme la lune.

Le vent n'abat que ce qui ne tient pas.

Le vent n'entre jamais en la maison d'un advocat.

Le vent n'est plus coronne.

Le ventre anoblit.

Le ventre de la femme est le tabourin des fols.

Le ventre n'écoute pas de la raison.

Le ventre plein fait du tumulte.

Le ventre plein, on conseille mieux.

Le véritable ami est celui à qui on n'a rien à dire. Il contente à la fois notre sauvagerie et notre besoin de sociabilité.
Tristan Bernard (1866 - 1947)

Le vertueux est citoyen de tout le monde.

Le vertueux est semblable a Dieu et le vicieux aux brutes.

Le viateur moins charge va plus a son aise et asseure.

Le viateur vuide et nud, n'est devalise de nul.

Le vice empoisonne le plaisir, la passion le corrompt, la tempérance l'aiguise, l'innocence le purifie, la tendresse le double.

Le vice est plus marqué et pis séant en une personne d'estat qu'en autre privée (ou de basse main).

Le vice familier tant petit que semble, denigre et deturpe la personne.

Le vide d'un jour perdu ne sera jamais rempli.

Le videmus demanda le visa.

Le vieil meurt, le jeune oublie.

Le vieillard a matère de se resjouir a la venue de la mort.

Le vieillard perd tout.

Le vieillard sait parce qu'il a vu et entendu.

Le vielaco n'empliroit pas le ventre de la fille de cavalere, si noblet estoit autre que le vielaco.

Le vieux chat a désir de lait.

Le vieux chien n'aboie pas en vain.

Le villageoys court au vin pour mettre a sa maladie fin.

Le vin blanc amène au lait.

Le vin de beaulne ne pert sa cause que par faute de comparer.

Le vin de beaulne va au pot de chambre comme celuy du pays.

Le vin de Noël ne fait pas mal.

Le vin despice de proces faict a richesses grands accez.

Le vin doux pour ordinaire devient bien fort vin-aigre.

Le vin en fait faire de toute espèce.

Le vin entre avec la douceur et sort avec amertume.

Le vin épargne le pain.

Le vin est la nourriture de l'homme.

Le vin est le lait des vieillards.

Le vin est le lait des vieux, le lait est le vin des enfants.

Le vin est le lait des vieux, les mouches elles-mêmes l'aiment.

Le vin est si frais a poictiers qui esteindroit le feu d'enfer.

Le vin est un bon ouvrier, mais un mauvais maitre.

Le vin est un bon valet mais un mauvais maître.

Le vin est un sergent au malade.

Le vin et la follie sont d'un accord.

Le vin faict de tous animaux a table.

Le vin fait sauter les vieux.

Le vin fait venir les secrets sur l'eau.

Le vin finy la soif tost recommence.

Le vin garde de ruer les mules.

Le vin gaste est par tout abhorre.

Le vin ne se connaît pas au cercle,
Ni l'homme à l'habit.

Le vin n'est jamais si bon que quand on le boit avec un ami; il en est de même des livres, ceux qu'on lit avec lui redoublent d'agrément et de lumière.

Le vin n'est pas bon qui ne resjouist son homme.

Le vin n'est pas ouvrier.

Le vin paye tousjours son giste.

Le vin plaist bien qui ne couste rien.

Le vin pour boire, l'eau pour se raser.

Le vin qui ne couste rien est digère avant qu'il soit beu.

Le vin qui vient à l'oreille.

Le vin respandre est bon signe le sel verser mauluaise emine.

Le vin se cognoist a la saveur.

Le vin se corrige avec l'eau et le vin avec la courroie.

Le vin se tourne d'autre coste.

Le vin sur le lait rend le coeur gai, le lait sur le vin rend le coeur chagrin.

Le vin terrasse l'homme.

Le vin trouble ne casse pas les dents.

Le vin tue les vers.

Le vin vaut mieux que de l'eau.

Le vin, beu avec mesure, fortifie les faibles et pris outre mesure, il affaiblit les forts et les gaillards.

Le vin, le jeu, les femmes, trois braves destructeurs.

Le vin, le per et le proche paris met le normant en maints divers pays.

Le vingt et un decembre, les femmes parlent moins que les autres jours, c'est le plus court de l'an.

Le vis celuy qui avoit derobe des espingles fustige, et celuy qui avoit vole le tresor, devenu bailly ou inge a la province.

Le visage de la femme est le bouchon de commentanon.

Le visage de la femme est le miroir de la brayette.

Le voleur de miel se lèche les doigts.

Le voleur ne vole pas toujours, mais prends-y toujours garde.

Le voleur qui ne se laisse pas surprendre, passe pour le plus honnête homme.

Le vouloir fait le pouvoir.

Le voyage est un retour vers l'essentiel.

Le voysin emporte le voysin.

Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur, il ne dépend que de nous-mêmes.

Le vrai moyen d'être trompé,
C'est de se croire plus fin que les autres.

Le vray médecin de la republicque est le prince et le magistrat la medecine.

Le vray se descouvre souvent par son contraire.

L'eau a traits de boeuf boy, et le vin comme roy.

L'eau beniste se refait toutes les sepmaines.

L'eau bouillie sauve la vie.

L'eau brise les ponts et le vin la bite.

L'eau chaude brûle le palais.

L'eau coule du haut en bas. La chance va vers celui qui fait du bien.

L'eau courante n'est ni mauvaise ni puante.

L'eau courante n'est pas nuisible au ventre.

L'eau court toujours en aval.

L'eau court tousjours en la mer.

L'eau de citerne de tous maux gouverne.

L'eau de citerne tous maux gouverne.

L'eau de glan oste la pierre du glan.

L'eau dormant vault pis que l'eau courant.

L'eau dormante, c'est la plus trompeuse.

L'eau du bourbier engraisse le boeuf.

L'eau du petit myrte guérit des chutes.

L'eau est chère en la rivière, le bois aux bois.

L'eau et non le vin fait bouillir le pot-au-feu.

L'eau faict pourir soulier et houseau.

L'eau fait devenir beau.

L'eau fait mal, le vin fait chanter et en le vin est la vérité.

L'eau fait pleurer, le vin chanter.

L'eau fait pourir la barque.

L'eau fait venir des grenouilles dans le ventre et le vin tue les vers.

L'eau gache le vin la charrette le chemin et la femme l'homme.

L'eau gâte le vin et le vin ne gâte pas l'eau.

L'eau gate le vin la charrette le chemin et la femme le voisin.

L'eau gate le vin la charrette le chemin et la femme l'homme.

L'eau gate le vin les charrettes les chemins et les femmes l'homme.

L'eau gâte le vin, la charrette le chemin et la femme l'homme.

L'eau gâte le vin, une charrette le chemin, le carême le corps humain.

L'eau la plus claire peut faire de la boue.

L'eau lave tout, même les péchés.

L'eau lave tout, sauf les péchés.

L'eau lave tout.

L'eau n'a de tenir odeur, couleur n'y saveur, mais du soleil la lueur et splendeur.

L'eau perd le lait, et trop d'importunite les amis.

L'eau peut faire flotter un bateau ; elle peut également retourner un bateau.

L'eau pourrit, le vin brusle.

L'eau qui court ne fait pas mal au museau.

L'eau qui court pas, elle tournoie.

L'eau qui dégoutte, ronge la pierre.

L'eau qui dort, c'est celle qui noie.

L'eau qui dort, l'eau qui noie.

L'eau qui dort, pue.

L'eau qui tournoie, bruit pas.

L'eau une fois eschauffée prend plustost la gelée.

L'eau une foys eschauffée en prent plus tout gelée.

L'eau va toujours a la fontaine.

L'eau va toujours à la rivière.

L'eau va toujours au bief.

L'eau va toujours en aval.

L'eau, le seigneur et le grand chemin, sont tous de mauvais voisins.

L'eaue de la fontaine ne monte poingt plus hault que sa source.

L'eaue dormante vault pis que la courante.

L'eaue et forest preignent le mine sans appel.

L'eaue fault au molin.

Lecherre ne se eschaudemye mais il seart.

L'eclat ne saute pas loin du tronc.

L'économie donne aux pauvres tout ce que la prodigalité ôte aux riches.

L'ecouteur est pire qu'un voleur.

L'ecouvillon reproche au fourgon.

L'ecouvillon se moque du rable.

L'écrivain ( l'employé ) ne fait pas de rapports à sa charge.

L'écurie use plus le cheval que la course.

L'edict royal doibt estre a l'utilite du mesnage publicq.

L'effect de vigilance et de son contraire.

L'effect et fin d'amitie, est reduit plusieurs en unite.

L'efficace de vertu est de resister a vice.

L'efficace de vertu et d'ignorance.

L'effronte, dans un festin, se fait traiter avec des perdrix rosties, au bien que le honteux, n'a que les restes du pain.

Legar l'asino dove vuol il padrone.
Il faut attacher l'âne où veut le maître.

Léger repas, léger sommeil.

Legier comme la fumée, comme la pluye, comme la nue, comme l'irundelle, comme la forme au mirouer.

L'église va devant.

L'éléphant obtenu, on réclame une fée.

L'eloy faict la loy.

L'empereur n'est qu'un homme.

L'emporter en colère ou en vengeance, c'est se faire battre par celui qu'on prétend surpasser.

L'emprunteur devient valet du preteur.

L'enclume de femme rompt tous marteaux.

L'enclume n'a pas peu du bruict.

L'enfant bien instruit donne espoir de bon fruit.

L'enfant de cent ans, qui a perdu son temps.

L'enfant de may, gesle en may.

L'enfant et le vieillard aiment qu'on les écoute.

L'enfant qui étrenne les fonds baptismaux ne verra jamais 52 semaines.

L'enfant qui ressemble au père est l'honneur de la mère.

L'enfant sans discipline en sa jeunesse fera rarement fruict en sa vieillesse.

L'enfer est pas fait pour les chiens.

L'enfer est pavé de bonnes intentions.

L'enfer est tout pave de bonnes intentions.

L'enfer, [. . .] c'est de ne plus aimer.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

L'engin de l'homme tout faconne et donne.

L'engin humain prend sa forme par vertueux exercice.

L'engin humain se maintient et croist par bon exercice.

L'engin puéril pour vif et accort qu'il soit à mestier de l'aide du maistre.

L'ennemi ne sait pas ce qui se passe chez son ennemi.

L'ennui est une mauvaise herbe, mais aussi une bonne médecine qui fait digerer beaucoup d7affaires.

L'enseigne du logis ou hostelerie, chascun eberge et demeure a la pluye.

L'enseignement qui n'entre que dans les yeux et les oreilles ressemble à un repas pris en rêve.

L'entendement ne garde pas la personne.

L'envie de se marier vient comme le besoin de chier.

L'envie est le propre lacay de prosperite.

L'envieux apperçoit en autruy ce qui n'y est pas, et ne voit pas en soy-mesme ce qui y est, car il a les yeux faits de travers.

L'envieux est a autruy mauvais et a soy-mesme pire.

L'envieux est un animal très fieleux et poisonneux.

L'envieux jamais ne meliore et qui s'en accointe souvent pejore.

L'envieux prefère la pute ordure a la bonne et suave odeur.

L'envoyé ne répond pas de ce qu'on lui fait dire.

Lepans les histoires de cent en cent ans, tu n'en voys plus de ceux qui estaient de metz.

L'épée des femmes, c'est leur langue,
Et elles n'y laissent pas venir la rouille.

L'epervier prend toujours la meilleure poule.

Lequel est le plus riche de tous?c'est celuy qui se contente de ce qui luy faut justement.

L'érésipèle ou tue ou pèle.

L'erreur est humaine.

L'érudition n'est pas plus la science, que les matériaux ne sont l'édifice.

Les absents ont toujours tort.

Les advocats n'ont point de livre de droicts.

Les advocats n'ont point de paragraphe de fidelite.

Les affaires font les hommes.

Les affaires ne cheminent bien que par les hommes de cœur,
Comme la meule ne tourne bien que sur un pivot de fer.

Les affaires se font à table.

Les affaires sont ce qu'on les fait.

Les affaires sont le bateau de la cour.

Les affaires sont les affaires.

Les agneaux nés en hiver sont difficiles à élever.

Les aigles ne s'amusent pas a prendre des mouches.

Les aigles s'occupent pas a piquer des mouches.

Les aînés ont chaussons sur bas, les seconds bas et sabots, les troisièmes marchent pieds nus, y a assez de bien de perdu.

Les âmes peuvent être plus nobles que le sang; témoin l'esclave qui disait: «J'étoufferais mon fils sur-le-champ, si je soupçonnais qu'il dût ressembler un instant à mon maître.»

Les amours commencent par anneaux,
Et finissent par couteaux.

Les amours vont pas a rebours des eaux.

Les ânes ont les oreilles longues, parce que leursmères ne leur ont point mis de béguin.

Les animalons admonestent les humains de se garder de choses vicieuses.

Les animalons incitent les humains a prudence.

Les animaux advisent les humains de cacher leur prosperite.

Les animaux n'ont pas ce qu'ils leurs fault et si vivent.

Les arbres ne montent jamais jusqu?au ciel.

Les argonautes de potiers ont tonsure.

Les armes sont bien legeres a table.

Les arts sont les introites et entrées de vertu.

Les aumones ne sont pas toutes de pain.

Les autres, hélas! C'est nous.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

Les avares sont comme les cochons, ils ne font de bien qu'apres leur mort.

Les avares sont comme les porcs : ils ne rendent service qu?après leur mort.

Les balais neufs balaient toujours bien, mais quand il n'y a plus d'aiguilles ils ne balaient plus.

Les batailles sont en la main de Dieu.

Les batards ont neuf malices de plus que les autres.

Les battus paient l'amende.

Les beaulx hommes au gibet, les belles femmes au bordel.

Les beaux chemins ne vont pas loin.

Les beaux compagnons aux fourches et les belles femmes au bordeau.

Les beaux jours de janvier, trompent l'homme en febvrier.

Les belles femmes au bordel.

Les belles femmes portent leur gaing de cause.

Les belles offres font perdre les bons procès.

Les bestes ne sejournent hors de leur creux.

Les bêtes ont que ce que leur font.

Les bêtes trouvent toujours meilleur celui des autres, que le sien.

Les bettes et la courge, plutôt au ventre qu'au fumier.

Les bien fourez les reins au feu, les mal vestuz le dos au vent.

Les bien vestus l'eschine au feu, les mal vestus le dos au vent.

Les bienfaits d'un père sont plus hauts que les montagnes, les bienfaits d'une mère sont plus profonds que les océans.

Les biens s'ecoulent comme l'eau de la rivière et l'amour reste a la maison.

Les bijoux sont la dernière chose qu'on achète, et la première chose qu'on vend.

Les bonnes femmes sont toutes au cimetière.

Les bonnes gens sont aisés à tromper.

Les bons comptes font les bons amis.

Les bons maîtres font les bons valets.

Les bons mariages se font au ciel.

Les bons morceaux ne profitent pas a chacun.

Les bons ouvriers a l'hospital.

Les bons ouvriers ont toujours de bons outils.

Les bons s'en vont, les mauvais restent, disait le vagabond qui avait volé une paire de souliers neufs (il avait laissé ses vieilles chaussures trouées).

Les bons seront de Dieu receuz, et les meschants seront extruz.

Les brutes enseignent les humains d'avoir cure de leurs enfants.

Les brutes semblent moult plus utiles au monde que les vagabonds et fait-neants.

Les buffles qui arrivent en retard boivent de l'eau troublée.

Les cancans se propagent comme la plume au vent.

Les chagrins qu'on se fait sont plus grands que ceux qu'on a.

Les chambrières de cabaret les figuiers le long d'un chemin sont exposéesaux frequentes visites des passants.

Les chanoines de langres font bien.

Les charpentiers font le mal, et l'on pend les maçons.

Les chasteaux sont forests de pierres.

Les châtaignes et le vin nouveau font péter la peau.

Les chats font les chats, et puis ils apprennent a prendre les souris.

Les chats font les chats, si ce n'est des gris, c'est des noirs.

Les chats ne font pas de chien.

Les chats sans queue n'ont pas peur de montrer le cul.

Les chemins sont plus grands a pied qu'a cheval.

Les chemises des morts n'ont pas de poches.

Les chenevières sont les columbiers de la brayette.

Les chevaux courent les bénéfices,
Et les ânes les attrapent.

Les chevaux tirent toujours, si ce n'est pas au char, c'est au ratelier.

Les chèvres et chevrières, sautent du pre au chemin.

Les chèvres semblent des demoiselles, quand on les regarde a la chandelle.

Les chiens aboient, la caravane passe.

Les chiens chassent de race.

Les chiens chient de race.

Les chiens de pretre, les porcs de meuniers, les filles de la balmaz, ne font pas bon compte vers les autres.

Les chiens n'aiment pas le bâton, les hommes n'aiment pas la vérité.

Les chiens ne font pas des chats.

Les chiens sans queue n'ont pas peur de montrer le cul.

Les chiffons et les filles adherent de tous cotes.

Les chirurgiens ne demandent que plaies et bosses.

Les choses de ce monde sont belles dans leur temps.

Les choses ne tiennent pas aux champs
Comme elles sont ordonnées en chambre.

Les choses ne vallent que ce qu'on les faict valoir.

Les cieux ne créent ni homme supérieur aux autres, ni homme inférieur aux autres.

Les clous qui dépassent se font frapper.

Les coeurs des pucelles sont grains de patenostres.

Les compagnons de voyage s'entrecommuniquent leurs pensées.

Les compliments ne donnent rien a manger.

Les conseillers n'ont pas de gages.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Les corbeaux mesmes meurent de faim de promesses.

Les corbeaux vont a la charogne.

Les cordonniers sont les plus mal chaussés.

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.

Les cornes comme les dents font souffrir pour pousser puis elles vous aident a manger.

Les cornes ne pèsent pas au bœuf.

Les cornes ne viennent qu'a jeunes bestes.

Les corps sont subjects a la mutation du temps comme la gyrouette au vent.

Les couronnes ont souvent plus d'epines que de roses.

Les couronnes prient pas pour celui qui est mort.

Les courtisans jouent souvent a boute-hors.

Les courtisans le font prou mais ils ne payent rien.

Les croix sont pas toutes marquées sur le nez.

Les cures !, il faut les respecter, et pas s'en meler.

Les danses d'un ausmonier garde de gesler les vignes.

Les de trop sont rien bons nulle part.

Les délits sont punis où ils sont commis.

Les demons n'ont besoin de soleil pour voir en la teste des hommes.

Les dessous de l'hôtellerie mènent à l'hospice.

Les deux plus froides choses qui soient à la maison sont les genoux du maître et le museau du chien.

Les deux plus vilains hommes qu'il y ait, garçon sans barbe et fille barbue.

Les dictatures sont un grand effort manqué des peuples pour échapper au dégoût, à ce désuvrement de l'âme.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

Les dicts discrets bien a temps dits, esgayent et recréent les esprits.

Les dieux qu?on ne touche pas ne causent pas de malheurs.

Les dieux se posent sur les têtes franches.

Les domestiques ne sont plus bons dès qu'ils veulent passer sur le maître.

Les domestiques, comme les habits, se gâtent par l'usage.

Les drogues ne cognoissent point de superstition.

Les droits et les torts sont jamais de la même part.

Les eaux calmes sont les plus profondes.

Les eaux pour la soif, le vin pour le plaisir est nécessite.

Les éléphants se battent, les fourmis meurent.

Les enfans des joueurs sont a bonne raison enclins a pleurer et gemir.

Les enfans sont les peres et mères fols, mais quand ils sont grands, il les font enrager.

Les enfants ! c'est plus facile de les commander que de les élever.

Les enfants de venus, argentés bien venus.

Les enfants en vont à la moustarde.

Les enfants et les galères
Se conduisent par l'arrière. (Naves et pueri, per poste-riora reguntur.)

Les enfants et les poulets se gèlent au soleil.

Les enfants par de cote sont un signe de moralite.

Les enfants rient quand mange le pere, et pleure quand mange la mère.

Les enfants sans os (avortement) jettent les mères au tombeau.

Les enfants sont ce qu'on les fait.

Les enfants sont de chair qui bouge.

Les enfants sont le fromage des pauvres gens.

Les enfants vivent peu quand ils ont trop d'esprit.

Les enfants, les fous et les cochons, se reconnaissent a leurs actions.

Les enfanz s'ils n'ont santé ont perdu la meilleure métairie de la maison.

Les ennuyeux du soir, se trouvent bien le matin.

Les entendements des jeunes sont paragones a la chaux recentement mouillée.

Les entrailles et le denier, a l'amy ne doibs denier.

Les envieux mourront, mais non pas l'envie.

Les envieux, ingrats, irraisonables valent moins qu'un meschant troupeau de diables.

Les escargots l'ont mangé, ils le bavent.

Les escus de priore sont subjets a desrober.

Les esprits soufflent dedans le lac.

Les étourneaux sont maigres
Parce qu'ils vont en troupe.

Les facultes de l'avare viennent un jour a point.

Les famelicqs n'ont pas mestier de sause.

Les familles me font peur.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

Les fautes les mieux reprises, sont celles dont on fait rougir par ses exemples.

Les femmes a la maison comme les chats et les hommes a la rue comme les chiens.

Les femmes avamt de se marier arracheraient un chène, une fois qu'elles sont mariées c'est à peine si elles arracheraient une rave.

Les femmes c'est pas du monde.

Les femmes de bloys ont tousjours festes et bloyfissent.

Les femmes de vosge ne laissent jamais leurs masque a vie.

Les femmes doivent être comme les fourneaux, toujours a la maison.

Les femmes et le vin mettent la maison à l'envers.

Les femmes et les chevaux ne savent pas leur lieu de retraite.

Les femmes et les chevaux ne savent pas ou est le cimetière.

Les femmes et les melons no ne les connait pas de loin.

Les femmes et les serpents on les attrappe dans le lit.

Les femmes et les vieux bateaux il ya toujours quelque chose a refaire.

Les femmes fardées sont femmes le jour et guenons la nuit.

Les femmes fenestrières et les terres de frontières sont malaisées a garder.

Les femmes font et défont les maisons.

Les femmes hayent les anetz de loraine qui sont par semblant et au plus près du droit.

Les femmes n'avalent rien, elles disent tout, c'est pour cela qu'elles n'ont pas de gros cous.

Les femmes n'ayment que le ruby.

Les femmes ne sont belles au bois l'hyver.

Les femmes ont leurs jambes au col.

Les femmes porteraient le trouble dans un bateau de crucifix.

Les femmes sont bonnes jusqu'à quarante ans.

Les femmes sont comme les chevaux, il est malaise de connaitre les bonnes.

Les femmes sont des saintes a l'église des anges dans la rue des diablesau logis.

Les femmes sont saintes a l'église diables a la maison singes au lit.

Les femmes veulent toujours avoir le dernier mot.

Les femmes, c'est comme les balais, il n'en faut qu'un par cuisine.

Les femmes, les chèvres et les poules qui perdent l'oeuf, trois choses malaisées a coriger.

Les femmmes avant de se marier arracheraient un chene une fois mariées c'est a peine si elles arracheraient une rave.

Les fesses de la femme ont des yeux.

Les festes ne demandent point de médecins.

Les feuilles ne tombent jamais loin du tronc de l'arbre.

Les figues le matin sont d'or, à midi d'argent et le soir de plomb.

Les figues sont d'or le matin, d'argent à midi et le soir de plomb.

Les figues veulent de l'eau, les poires et le melon du vin fort.

Les filles a marier sont penibles a garder.

Les filles aspirent toujours a descendre vers la plaine les vaches a monter.

Les filles de bons paysans, les fromages de pauvres gens, sont mures avant d'etre vieux.

Les filles de bons paysans, les fromages des pauvres gens sont vite murs.

Les filles de maintenant montrent le cul et cachent la tête.

Les filles et la balayure ne peuvent être très loin de la maison.

Les filles et les detritus ne pourraient être trop loin de la maison.

Les filles et les épingles sont a ceux qui les trouvent.

Les filles et les feux veulent toujours qu'on pense a eux.

Les filles et les moutons ne doivent pas trop vieillir ils perdent de lavaleur.

Les filles jusqu'a 25 ans choisissent après 25 ans a qui en voudra.

Les filles les lentilles et le pain chaud sont la ruine de la maison.

Les filles pleurent d'un oeil les femmes de deux les nonnes de quatre.

Les filles qui prennent constamment du jus de pissenlit pour s'éclaircir le teint, auront plus tard des enfants malingres.

Les filles sont comme les chevaux elles n'ont pas de maison.

Les filles, ce sont des vignes.

Les filles, c'est les garçons du diable.

Les folies de carnaval se devoilent pour la toussaint.

Les folies sont plus a craindre que les sagesses.

Les folz font la feste coust et dagast, les sages en prenent le goust et l'esbat.

Les fosses doibt remplir febvrier et le mois de mars essuyer.

Les fous et les enfants pensent qu'on ne voit jamais la fin de vingt ans et de vingt francs.

Les fous font les fêtes, et les sages en ont le plaisir.

Les fous inventent la mode,
Et les sages la suivent.

Les fous sont hommes ainsi que nous.

Les fous sont plus utiles aux sages, que les sages aux fous.

Les frissons du mal d'accoucher durent longtemps a celle qui est grosse du désir de la mort d'autruy.

Les garçons ressemblent à leur mère et les filles à leur père.

Les gens de bien sont mes parens, mais les meschans ne me sont rien.

Les gens de justice font litière de noblesse.

Les gens de l'envers ne sont guère fins.

Les gens qui viennent en visite font toujours plaisir, si ce n'est en arrivant, c'est en partant.

Les gens sans bruit sont dangereux,
Il n'en est pas ainsi des autres.

Les gens se fréquentent, les chevaux se montent.

Les gens sont tousjours gens de bien jusques ilz soyent prins au faict.

Les gormans font leurs fosses a leurs dens.

Les gourmands font leurs fosses a leurs dents.

Les gourmans font leur fosses a tout leur dents.

Les gourmans font leurs fosses a leurs dens.

Les grandes choses dérivent souvent des petites.

Les grands arbres attirent de grand vents.

Les grands arbres ont les branches putréfiées et les grands clans ont des mendiants.

Les grands esprits se rencontrent.

Les grands font ce qu'ils veulent, et les petits ce qu'ils peuvent.

Les grands font sans argent ce que les petis ne peuvent faire par argent.

Les grands larrons font pendre les petits.

Les grands mettent les petits a l'amecon.

Les grands ne veulent point de grand et les petits voudraient tous petits.

Les grands sont comme le feu:
Il n'en faut être ni trop loin, ni trop près, sous peine de brûler ou de grelotter.

Les gros poissons commencent a pourrir par la tête.

Les gros poissons mangent les petits.

Les grosses courtines ne se font pas conscience de tromper et de profiter des petites gens.

Les guenilles les belles filles trouvent toujours a se placer.

Les habits cachent bien de la misere.

Les herbes de Saint Jean gardent leur vertu.

Les heureux n'apprennent rien.

Les hommes !, on les apprend a connaitre a l'usure.

Les hommes cherchent fortune, mais c'est aux filles de s'en garder.

Les hommes et les paravent ne se tiennent pas debout aussitôt.

Les hommes ne se mesurent pas à l'aune.

Les hommes qui se remarient n'oublient jamais les bonnes graces de leur première femme.

Les hommes sont comme les oiseaux, il faut qu'ils chantent.

Les hommes sont toujours sincères. Ils changent de sincérité, voilà tout.
Tristan Bernard (1866 - 1947)

Les hommes, c'est le mois d'avril quand ils vont a la veillée, et le mois de decembre quand ils sont maries.

Les hommes, c'est tous des memes, c'est tous des porcs.

Les honneurs changent les mœurs.

Les honneurs coûtent.

Les hostelleries de gentilhommes sont les cousins et comperes.

Les humains au monde heberges, sont comme oiseaux encages.

Les humains sont instruicts des animaux brutes voire des animalons de mener une vie correcte et bien reglée.

Les humains sont instruicts des animaux, d'eschever ce que leur est nuisible.

Les humains sont instruicts par les abeilles, de faire leur proufit des estranges contrées.

Les humains sont instruicts par les animaux de cercher remede aleurs passions et mehains.

Les humains sont instruits par les animalons de rendre obeissance a Dieu.

Les humains sont instruits par les brutes de subvenir a leur progeniteurs.

Les humains sont proprement comparagez au jeu d'eschets.

Les hypocrites sont proprement les singes de Dieu.

Les jeulx des princes sont beaulx à qui ilz plaisent.

Les jeunes filles et l'avoine se sement a la volonté de Dieu.

Les jeunes filles, ce n'est pas des femmes, c'est du bois qu'on en fait.

Les jeunes gens disent ce qu'ils font,
Les vieillards ce qu'ils ont fait,
Et les sots ce qu'ils feront.

Les jeunes gens, quand ils se marient, au plaisir ils pensent ils ne pensent pas qu'il faut avoir un berceau à balancer, pot de bouillie, farine de froment dans une boite, sel blanc dans un tesson.

Les jeunes maries doivent manger seuls leur première miche de pain.

Les jeunes maries doivent toujours s'attendre a quelques guignons.

Les jeusnes aumoniers sont escureurs de venus.

Les jours sans pain sont comme les grands jours de mai.

Les juges et advocats ont tous les jours le premier jour de l'an.

Les lanières souples attachent bien.

Les larrons s'accordent a derosber et discordent a partiser.

Les lieues sont plus grandes de nuict que de jour.

Les loix des romains ne servent a la police des humains.

Les loix ont le nez de cire.

Les louis d'or font a marier les culs tords.

Les loups ne se mangent pas entre eux.

Les lunettes sont la harquebuze de la mort.

Les mains de presents sont perdues.

Les maisons des advocats sont faictes de testes de folz.

Les maisons s'épaulent l'une l'autre.

Les maisons sont belles quand il y a de riches gens dedans.

Les maladies de foie engraissent le médecin.

Les maladies du protenotaire viennent de dame brayete.

Les maladies entrent par la bouche, les malheurs en sortent.

Les maladies excusent les médecins de boire carousse.

Les maladies viennent à cheval et s'en vont à pied.

Les malentendus font les trois quarts des querelles.

Les malheureux n'ont point de parents.

Les mariages de loin ne sont que des tours et chateaux.

Les mariages faits au loin ne sont que tours et chateaux.

Les mariages il ne faut ni les faire ni les defaire.

Les mariages vus de loin ne sont que tours et chateaux.

Les maries n'ont qu'un mois de bon temps.

Les mauvais chevaux tirent toujours sur la chaîne de reculement.

Les mauvais emprunteurs sont de mauvais preteurs.

Les mauvais ouvriers n'ont jamais de bons outils.

Les mauvais ouvriers ont toujours de mauvais outils.

Les mauvaises herbes, il n'y a pas besoin de les semer.

Les maux viennent a cheval, et s'en tournent a pieds.

Les maux viennent a cheval, s'en retournent a pieds.

Les maux viennent assez tout seuls, n'a pas besoin de les appeler.

Les médecins ne peuvent pas empecher a mourir.

Les médecins sont les notaires de apoticaires.

Les médicaments efficaces sont amers.

Les meilleures dents, c'est celles qui retiennent la langue.

Les meilleures visites, ce sont les plus courtes.

Les meilleurs amis sont ceux qui excitent à bien faire.

Les meilleurs champignons, jette-les au fumier.

Les meilleurs poissons
Nagent près du fond.

Les membres sont ordinairement de la nature du chef.

Les mensonges de cet an, font vivre l'an qui vient.

Les mensonges se montrent, la vérité reste a l'ombre.

Les mets cuits à petit feu n'en sont que meilleurs.

Les mets friands sont causes de grans vices.

Les meubles qui reluisent disent merci a la cuisinière.

Les moines sont dans leur couvent, comme des rats dans une cloche a fromage.

Les montagnes ne se rencontrent point, mais les hommes se rencontrent.

Les moqueries arrivent a la maison avant que soi-meme.

Les moqueurs sont souvent moqués.

Les morts a la fosse les biu a la noce.

Les mots d'alemants alterent les femmes de poictiers sont toutes de c..

Les mots ne se battent pas sur le papier.

Les mots sont monnaie pour les sots,
Et jetons pour les sages.

Les muets qui touchent à la joubarbe se font comprendre plus facilement.

Les mules ont été demander des cornes, et sont revenues sans oreilles.

Les murailles sont le papier des fous.

Les murs ont des oreilles, les cloisons ont des trous.

Les murs ont des oreilles.

Les noces hors de la ville ne se terminent pas en un jour.

Les noisettes viennent toujours a ceux qui ne peuvent pas les casser.

Les noix viennent toujours a ceux qui n'ont plus de dents pour les casser.

Les noms estoient devant les saincts et de noms d'hommes sont faicts saincts.

Les oeufs pondus et levés le vendredi saint, mangés à Pâques et à jeun, préservent de la fièvre toute l'année.

Les oeuvres et faicts de la jeunesse doivent apporter repos a la vieillesse.

Les oignons et les filles de paysan s'ils ne patissent pas ne valent rien.

Les oiseaux de même plumage
S'assemblent sur même rivage.

Les oreilles me sifflent, quelqu'un dit du mal de moi.

Les oreilles n'empechent pas les anes de porter le bat.

Les os sont pour les absents.

Les ossements et sang des grands sont indifferents a ceux des petits.

Les papiers sont comme les anes, ils portent tout ce qu'on leur met dessus.

Les parents sont lieutenants et viceregents de nostre seigneur Dieu.

Les paresseux sont souvent de gros mangeurs.

Les paresseux trouvent toujours moyen de leur esquiver du travail.

Les paroles du matin ne ressemblent pas à celles du soir.

Les paroles ne vous coûtent rien ; choisissez-les bien afin de faire plaisir à vos interlocuteurs.

Les paroles s?envolent, les écrits restent.

Les parolles du soir ne resemblent pas a celle du matin.

Les parolles du soir ne ressemblent pas a celles du matin.

Les passions des femmes ne se guerissent pas, car c'est du naturel de la beste.

Les pauvres gens font leur soupe avec de l'ail.

Les pauvres gens ne devraient pas songer à engendrer des enfants pour les mettre dans la misère, mais ce sont précisement eux qu'y en ont le plus.

Les pauvres gens n'ont pas de proches parents.

Les pauvres gens n'ont que ce qu'ils choient.

Les pauvres gens se regrettent plus que ceux qui ont de quoi.

Les pauvres gens sont toujours foutus, de quel cote ils se tournent.

Les pauvres gens vivent de ce qu'ils mangent.

Les pauvres meurent de trop manger, les riches de faim et le prêtre de froid.

Les pedagogues doibvent suyvre la facon de faire de l'agriculteur.

Les pedagogues sont instruicts par la poule de ne courir ne tracasser.

Les pensées ne paient point gabelle.

Les personnes qui aiment l'angélique auront des douleurs de ventre.

Les petites choses n'ont l'air de rien, mais elles donnent la paix [. . .] Dans chaque petite chose, il y a un Ange.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

Les petites mesures ne reviennent pas aux grandes.

Les petits chevaux font autant de besogne que les gros.

Les petits os donnent de grandes douleurs.

Les petits présents entretiennent l?amitié.

Les petits présents entretiennent l'amitié (et les grands la gâtent).

Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Les petitz sont subjetz aux loys et les grans en font a leur guise.

Les pieds tout crottés, Il ose aller inspecter ceux des autres avec une torche.

Les pienes y mouroyent de faim.

Les pierres roulent toujours au gros murger.

Les pierres roulent toujours au gros tas de pierres.

Les pierres vont toujours au murgier.

Les pies font la cour en careme et se marient a paques.

Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.

Les plaisirs sont ou on les prend, disait celui qui baisait sa chèvre au cul.

Les plantes instruisent les femmes d'avoir cure de leurs filles.

Les plats du premier service sont toujours les plus chauds.

Les plus accommodants sont les plus habiles.

Les plus bêtes le sont moins que ceux qui abusent de leur esprit.

Les plus courtes folies sont les meilleures,

Les plus dangereux de nos calculs sont ceux que nous appelons des illusions.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

Les plus grands clercs ne sont pas les plus fins.

Les plus grands maux sont ceux qui viennent de la tête.

Les plus hauts arbres sont de bois et sont aux champs et aux boys et forests, or comme les éléments se font les uns les autres.

Les plus jolis oiseaux sont en cage.

Les plus sages ne le sont pas toujours.

Les poires sont mures, il faut les cueillir.

Les pommes portées à l'église et bénites le dimanche des rameaux préservent du mal de gorge.

Les portes de l'enfer sont ouvertes jour et nuit.

Les portespées de la France des laboureurs en font leurs penses.

Les portespées sont de morte mette.

Les pots fêlés durent le plus longtemps.

Les potz de chambres de paris empoysonnent les rues.

Les poules pondent par le bec.

Les poules qui chantent comme les coqs, les filles qui sifflent, les pretres qui dansent, il faudrait leur tordre le cou.

Les poules qui gloussent plus fort ne sont pas les meilleures pondeuses.

Les poussins de mai ne font rien que de se plaindre.

Les poux c'est noble, les puces c'est chien.

Les poux nettoient le sang comme pas une huile de foie de morue.

Les premiers et furieux mouvements, ne sont pas en la main de l'homme.

Les premiers morceaux nuisent aux derniers.

Les premiers vont devant.

Les présents valent mieux que les absents.

Les pretres et les femmes il ne faut pas aller les chercher loin ce proverbe est juste les quatre quarts du temps.

Les princes ne veulent personne que de leurs passions.

Les princes n'ont point de chemin.

Les princes ont les bras et les oreilles longues.

Les princes sont causes de perte et de gain.

Les principes gouvernent les gens honnêtes, les lois gouvernent les gens méchants.

Les proces de champaigne et la monnaye de paris.

Les proces n'ont point de brayette.

Les processions de loire vont pour monter.

Les profits injustes sont comme la fausse monnaie; plus on en a, plus on risque.

Les prunes et le melon
Mettent la fièvre en la maison.

Les quatre fins de l'homme : le bonnet, les béquilles, la tabatière, le coin du feu.

Les querelles entre époux ne durent que de la table au lit.

Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n'était que d'un côté.

Les rats quittent le navire.

Les recoltes et les dettes sont a l'homme.

Les réflexions qui descendent dans le cœur, mènent plus loin que celles qui vont au bout du monde.

Les remèdes d'apothicaires ne font pas toujours du bien au malade et font toujours mal à la bourse.

Les revenants viendront toujours si les domestiques s'entendent.

Les riches ignorants sont pecores a la toyson d'or.

Les riches n'ont pas d'oreilles et les puissants pas d'yeux.

Les richesses demontrent la quqlite de leurs maistres et possesseurs.

Les risées viennent a a mal.

Les rochers des filles sont les oeillets de brayette.

Les rois jugent la terre,
Et les sages jugent les rois.

Les rois n'ont point de frères.

Les roix, sont autheurs de loix.

Les roses croissent sur les épines; et les épines, sur les roses.

Les ruisseaux sont de mauvais voisins.

Les sages sont souvent la dupe des sots.

Les schesmes des astrologues ne sont pas anest de parlement et moins de l'evangile.

Les sciences sont des serrures dont la clé est l'étude.

Les semis sauvent la terre, la femme sauve l'homme.

Les serviteurs ne sont plus bons, quand ils veulent passer a maitre.

Les seules putains ou rufiens vont a cheval du bien des prodigues.

Les siècles où l'on a nié le plus de vérité, sont ceux où l'on a rêvé le plus de fables.

Les siècles où l'on a nié le plus de vérités, sont ceux où l'on a rêvé le plus de fables.

Les signes au firmament présagent souvent quelque mesaventure.

Les soucis d'esprit empechent de dormir.

Les soucis sont de tristes coussins.

Les sous, ce n'est pas tout, mais c'est deja quelque chose.

Les sous, les livres, les ecus et les louis sont le bon Dieu de bien des gens.

Les tableaux extraordinairement beaux sont en fait l'expression de la tristesse de l'artiste.

Les taches de rousseur sont pour les filles, les coups de bâton pour les garçons.

Les tempêtes donnent des racines plus profondes aux chênes.

Les termes de quasimodo pour les fols et pour les sots.

Les tombeaux s'ouvrent à chaque instant, et se ferment pour toujours.

Les tranchées de sainct maturin.

Les trésoriers sont les éponges des rois.

Les troglodytes de touraine ont pour maison herbes et graine.

Les trop sumptueux habillemens sont de la chambre de famine truchement.

Les tuiles qui garantissent de la pluie ont été faites dans le beau temps.

Les uns font tant, que les autres sont a dam.

Les vaches qui branlent la queue, c'est pas les plus qui ont du lait.

Les vaches qui mangent des chardons font le lait très bon.

Les vaches qui vont au taureau à la vieille lune ont des veaux mâles.

Les vaincus et spolies se servent de leurs ongles.

Les velours et les galons
Refroidissent le chaudron.

Les vens de bassigni et de lorraine ne portent point d'eau ny l'eaue de vin.

Les vérités différentes en apparence sont comme d'innombrables feuilles qui paraissent différentes et qui sont sur un même arbre.
Mahatma Gandhi (1869 - 1948)

Les vérités qu'on aime le moins à apprendre, sont celles qu'on a le plus d'intérêt à savoir.

Les viandes de caresme font les gens malades et ne nourrissent pas.

Les viandes de caresme ne nourrissent pas les vieilles gens.

Les viandes des vendredis de clairs clysteres sont conlis.

Les vieillards sont comme les enfants, ils ont que ce qu'on leur fait.

Les vieilles gens font leurs malettes de patenostres.

Les vieilles savent faire bonne soupe.

Les vieux papillons n'ont qu'a mourir avant l'hiver.

Les vieux serviteurs donnent de mauvais maitres.

Les vieux souliers se jettent à la porte.

Les vieux vont à la mort, et la mort vient aux jeunes.

Les vignes et les femmes jolies sont difficiles a garder.

Les vignes et les femmes jolies sont difficiles à garder.

Les villageois vont a la besongne, avant que d'estre leve.

Les villes sont d'autres consequences a la patrie que la noblesse.

Les violons sont anges de terre.

Les voleurs de grand chemin sont les moindres coquins.

Les voyages sont amers et vains. Je fixerai ma vie comme on attache une bête à son pieu.
Charles Ferdinand Ramuz (1878 - 1947)

Les voyous ne veulent pas ceux de leur sorte.

Les vrais chefs doivent savoir désobéir.

Les vrais ennemis de la société ne sont pas ceux qu'elle exploite ou tyrannise, ce sont ceux qu'elle humilie.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

Les yeux ont toujours faim de voir.

Les yeux parlent de l'amour.

Les yeux sont la cale de la fontaine.

Les yeux sont le miroir de l'âme.

Les yeux sont les fenêtres de l'âme.

Les yeux veulent leur part de repos.

L'escarcelle doit avoir deux ceintures.

L'escargot arrive a la saint-martin, aussitot que le lievre.

L'eschelle de lacquais est l'ordure de toute chose.

Lescher de langue de chat.

L'eschole est une piscine de vie.

L'escolle est la musique des laboureurs et le signal du vacher.

L'escoutant fait le mesdisant.

L'escripture en adversite, console et nous donne gayete.

L'escripture ne ment point.

L'escritoire ne vaut rien sans corner.

L'escriture est un luc sans accord.

L'escriture requiert deplique.

L'escu a les forces d'hercules.

L'escu d'un homme d'église est une gouste d'eaue beniste.

L'escu est le lacquais de l'honneur.

L'escu est le premier fourrier.

L'escu est un fruict qui est tousjours meur.

L'escu est une conserne cordiole.

L'escu faict d'hyver l'este.

L'escu fait d'hyver le printemps.

L'escu leger, est au médecin conger.

L'espe qui scuyt le brevière est pour faire peur aux prières.

L'espée couste plus a entrenir qu'un cheval.

L'espée de l'homme qui n'a point de coeur, est tousjours sans pointe, et a le trenchant enonce.

L'espée du noble luy sert de faucille et de charue.

L'espée est une metarie.

L'espée qui suit le brevière, et la guerre qui est estre arrière.

L'espée qui suyt les gens d'église est pour fuyr de la guerre prise.

L'espée sert de bource au thrasons.

L'espérance [. . .] est la plus grande et la plus difficile victoire qu'un homme puisse remporter sur son âme.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

L'esperance en Dieu est certaine, et toute aultre vaine.

L'esperance que le mary en refera un autre la femme oublie le dueil de son enfant mort.

L'espine n'a point de femme et n'ala barbe grise.

L'espoir du doulx repos soulage, le dur labeur de tout ouvrage.

L'esprit des femmes est d'argent vif leur coeur est de cire.

L'esprit des femmes est leger, comme le vent de midy.

L'esprit est un tonneau plein de sagesse et de folie.

L'esprit luy est si lourd qu'il ne seroit dire sa créance a reculon.

L'esprit pueril est le plus docile.

L'esprit qu'on veut avoir, gâte celui qu'on a.

L'esprit se trompe une fois, et réussit une autre fois.

L'essay d'amour couste trop cher.

L'estable est par-trop tard ferme, quand le cheval est eschappe.

L'estable est trop tard ferme quand le cheval sen est alle.

L'estalon ne sent pas les coups de pied de la jument.

L'estat de contreroleur est conseiller.

L'estat de vachier est cors et a cry.

L'estat faict beaucoup, l'esprit fait d'avantage.

L'estat moyen est trouve le meilleur.

L'este demande les grands verres.

L'este demande les grands verres.les princes sont cause de gain et de perte.

L'este vie a la femme, mort a l'homme.

L'estomach est le dos d'un asne.

L'estranger a la main aspre ou rude.

L'estranger désire tousjours s'en retourner en son pays.

L'estude de livres en maladie est folie.

L'estudiant qui ne met ses estudes aux champs après sa mort s'en vont comme le vent.

L'étang se forme goutte à goutte.

L'été recueille, et l'hiver mange.

L'ete seme, l'hiver mange.

L'etoupe près du feu s'enflamme.

L'étrille vaut la moitié de la nourriture.

L'étude sans raisonnement mène à la confusion ; la pensée sans apprentissage est effort gaspillé.

Lever à six, dîner à dix;
Souper à six, coucher à dix;
Font vivre l'homme dix fois dix.

Lever à six, dîner à six, souper à six, coucher à dix, font vivre l'homme 10 fois 10.

Lever matin ce n'est pas heur, mais desjeuner est le plus seur.

Lever matin habilite et saintifie, il purge enrichit et purifie.

Lever matin n'est pas eur, mais desjuner est le plus seur.

Lever matin n'est pas heur ; mais desjeuner est le plus seur.

Lever matin n'est pas tousjour heur, mais venir a point est le meilleur, et du matin boire encore plus seur.

L'evesque compte mieux qu'il ne list.

L'evesque mort mieux en fer qu'en la bible.

Lève-toi bon matin et couche-toi de bonne heure.

Lèvre qui frémit, sang qui bout.

Lèvre violette, la mort à coté.

L'excès de travailler aide fort bien à sommeiller.

L'exercice est le barey du corps.

L'exercice et la propreté entretiennent la santé.

L'experience est le fruit d'un vieil arbre.

L'experience, on l'attrape a ses depens.

L'habilité ne saurait vaincre la sincérité.

L'habit fait l'homme.

L'habit ne fait l'homme et la barbe ne fait pas le philosophe.

L'habit ne fait pas le moine mais la belle plume fait le bel oiseau.

L'habit ne fait pas le moine.

L'habit ne fait pas le moyne.

L'habit ne fait pas le moyne.

L'habit ne rend pas le singe beau, quoy qu'il soit fait de soye.

L'habit refait le moine.

L'habit retient la chaleur et la seule vertu donne l'heur.

L'habit reveille anime et rallegre l'esprit.

L'habitude est une seconde nature.

L'habitude fait beaucoup.

L'hallebore c'est du poison pour les personnes saines, et la guerison des fols.

L'herbe que le serpent hait, naît justement sous son nez.

L'herbe que on congnoist on la doit lier a son doit.

L'herbe que on ognoist doibt on lier a son doy.

L'herbe qu'on cognoit, on la doit bien lier a son doigt.

Lherbe quon congnoist fault mettre a son doit.

L'herbe sert d'eau benite au bamgny.

L'heur de la maison est d'avoir de proces vacation.

L'hieropole passe le turc.

L'hirondelle et l'orphie au 15 avril.

L'histoire escrit pour le futur de present.

L'hiver au feu, l'été à l'ombre.

L'hiver au feu, l'ete au jeu.

L'hiver comme l'été, les laveuses sont à l'eau.

L'hiver donne le froid, le printemps la verdure, l'ete le ble, et l'automne le bon vin.

L'hiver et les dettes sont de vilaines bêtes.

L'hiver n'est bon que pour les choux ou pour faire gagner la toux.

L'hiver n'est bon que pour les choux
Ou pour faire gagner la toux.

L'homme a besoin des sciences naturelles pour reconnaître et de la foi pour agir.
Max Planck (1858 - 1947)

L'homme a deux bons jours sur terre lorsqu'il prend une femme et lorsqu'il l'enterre.

L'homme a la fois s'altère et a sa descente degenere.

L'homme à la tête légère, perd son bonnet dans la foule.

L'homme a l'homme est ennemy, ou a soy mesmes.

L'homme a quatre membres, le cinquième est la honte.

L'homme affairé ne saurait être sage.

L'homme bien marie ne sait pas ce que Dieu lui a donne.

L'homme bien sain, mangeant bien et beuvant sans travail ne le sera long temps.

L'homme c'est le feu, la femme l'etoupe, le diable le soufflet.

L'homme charge de péché est bien empesche.

L'homme cherche la femme recuse.

L'homme chet en vice facilement, mais en vertus dresse, lentement.

L'homme chetif pauvre et mesquin de chascun est proche et voisin.

L'homme commande et la femme en fait a sa tête.

L'homme couard ne vault rien en bataille, car il fuit avant que coup on lui baille.

L'homme crée la fortune mais la fortune n'a jamais crée l'homme.

L'homme cuffard pondre sur le lard.

L'homme curieux est toujours gueux.

L'homme curieux est toujours malheureux.

L'homme de bien a part en toute region, comme en la mer le poisson.

L'homme de la pire espèce est celui qui ne prend pas garde au mal qu'on lui fait.

L'homme de nature sanguine, volontiers plaisante et badine.

L'homme de passage n'atrape femme si elle est sage.

L'homme de plume vole.

L'homme debonnaire rend la femme grasse.

L'homme demeure, les enfants partent.

L'homme deproveu de l'aide de Dieu n'est seur en nul lieu.

L'homme des champs a tout roid.

L'homme descend du singe, il peut aussi y remonter.

L'homme doit dresser sa femme des la premier miche de pain.

L'homme doit estre constant tant en prosperite qu'adversite.

L'homme doit manger pour luy et pour sa femme.

L'homme doit suivre son inclination naturelle.

L'homme double de coeur et courage, est inconstant en tout ouvrage.

L'homme doux en tous lieus est receu.

L'homme duquel l'enclume de sa femme est sterile se fait mourir a la foire fertile.

L'homme en son bon heur n'a que trois jours d'honneur.

L'homme est a se pourvoir, et la femme a se garder.

L'homme est bien heureux qui a une belle femme auprès d'une abbaye.

L'homme est bien poure d'entendement qu'il se laisse tromper ou abuser.

L'homme est bien sot qui ne scait se faire mocquer de soy.

L'homme est brutal et moins de jugement quand le gosier l'occit journellement.

L'homme est de chair, non de fer.

L'homme est de feu la femme d'étoupe et le diable souffle.

L'homme est de soie et de fer.

L'homme est en enfer qui ne peut plus mettre une borne au petit pré.

L'homme est fait d'etoupe et la femme de filasse le diable a bien vite fait d'ymettre le feu.

L'homme est feu et la femme estoupe, le diable vient qui souffle.

L'homme est indigne de l'etre si de sa femme il n'est maitre.

L'homme est indigne d'etre homme si de sa femme il n'est maitre.

L'homme est l'âme de maison.

L'homme est le plus muable de tous autres animaux.

L'homme est mort au monde qui est une heure sans plaisir.

L'homme est nay pour bien traveiller et l'asne pour somme ou charge porter.

L'homme est ne pour souffrir, comme l'etincelle pour voler.

L'homme est prise par sa constance et le fin or par sa substance.

L'homme est sage, tant qu'il cherche la sagesse;
Mais dès qu'il croit l'avoir trouvée, il perd la tête.

L'homme est son plus grand ennemi.

L'homme est tenu par ses parolles, ainsy que le boeuf par les cornes.

L'homme est toujours un sot quand la femme en sait trop.

L'homme est très noble créature, quand par raison guide sa nature.

L'Homme est une théière et une théière doit servir plusieurs tasses.

L'homme est ung arbre renverse.

L'homme faict la couronne.

L'homme faict son pouvoir, et Dieu son vouloir.

L'homme fait la femme et la femme fait l'homme.

L'homme fatigué, la pensée vide.

L'homme florit pour mourrir.

L'homme heureux ne porte pas de chemise.

L'homme le plus fort ne saurait toujours labourer ni tirer au collier.

L'homme le plus hardi est l'aveugle si ce n'est le sot et le méchant.

L'homme malade en sa maison est un pauvre a la porte.

L'homme marie est un oyseau en cage.

L'homme meurt de son chagrin la femme s'en nourrit.

L'homme meurt du mal dont il a peur.

L'homme mort laisse un nom,
Le cheval mort laisse une charogne.

L'homme n'a ni sens ni raison qui jeune femme laisse au tison.

L'homme n'a ny sens ny raison qui jeune femme laisse au tison.

L'homme n'a raison ni bon sens s'il dit tout a sa femme.

L'homme n'a rien des cieux que les yeux et l'âme de paradis.

L'homme ne doibt estre honnore que par ses bonnes oeuvres.

L'homme ne doit rien a sa femme s'il n'est en sa maison.

L'homme ne fait rien sans le temps.
Ni le temps sans l'homme.

L'homme ne scait que son cou.vaut jusqu'il a la barbe grise.

L'homme ne se connait pas lui-meme.

L'homme ne vit pas pour manger, mais il boit et mange pour vivre.

L'homme n'est a priser pour sa science, s'il n'a pure et monde la conscience.

L'homme n'est faict pour la viande.

L'homme n'est pas par le lieu honnore, mais le lieu est par l'homme decore.

L'homme n'est que la flamme la femme est le brasier.

L'homme obeissant a raison excelle tous animaux et créatures morteles.

L'homme paindant sa femme se depainct.

L'homme par les parolles, et le boeuf par les cornes.

L'homme par son testament palise, sa qualite nature et grise.

L'homme par trop ne convient louer, car on le void tost varier.

L'homme perclus de ses membres, voulut manger son fromage rosty, il luy cheut sur les cendres et n'en sceut cheuir.

L'homme peut bien donner loin par paniers, puisque la femme porte par tabliers.

L'homme poilu a grand courage.

L'homme poilu est fort et vertueux.

L'homme poilu est vertueux.

L'homme propose, Dieu dispose.

L'homme propose, et Dieu dispose.

L'homme prudent doibt demeurer constant en tout estat, degre, honneur et dignite.

L'homme prudent fait de tout son proufit.

L'homme prudent fait de toute herbe faix.

L'homme quand il est sot tout jeune, pour vieillir ne devient point sage.

L'homme quand il n'est pas marie ne sait pas ce que Dieu lui a donne.

L'homme qui a coeur et courage, de fortune ne craind l'orage.

L'homme qui a contentement, est nomme riche justement.

L'homme qui a de la consistance ne change pas plus pour être élevé en dignité, que la montagne pour être exposée aux vents;
Mais le cœur léger s'y agite, comme le roseau sous l'impulsion du moindre souffle.

L'homme qui a des épreuves, accroît son savoir; celui qui vit sans épreuves, accroît ses fautes.

L'homme qui a femme ne peut pas jeusner.

L'homme qui a les yeux malades, ne peut regarder le jour ni le coupable entendre la vérité.

L'homme qui couche avec sa femme doibt desjuner au lict.

L'homme qui est au pouvoir, doit imiter le médecin, et ne pas appliquer les mêmes remèdes à tous.

L'homme qui est de feu la femme d'etoupe le diable qu'arrive et que bouche au cul.

L'homme qui est seul est fol.

L'homme qui moult boit, tard paye ce qu'il doibt.

L'homme qui ne prend pas femme est une moitié de ciseaux.

L'homme qui plaide et replaidoit ne dormoit pas quand il vouloit.

L'homme qui vit est demy mort.

L'homme qui vit n'est pas mort.

L'homme raisonnable est compare a un instrument musical.c.

L'homme sage apprend de ses erreurs. L'homme plus sage apprend des erreurs des autres.

L'homme sage est celui qui trouve à s'instruire avec tous les hommes;
L'homme fort, celui qui sait brider ses désirs;
L'homme riche, celui qui se contente de son lot;
L'homme honoré, celui qui honore les autres.

L'homme sage ne dit pas tout ce qu'il pense,
Mais il pense tout ce qu'il dit.

L'homme sage prudent et discret, a femme ne revele son secret.

L'homme sain n'a que besoigner au médecin paradin ; par le juleb estre ne peut nostre mal repare.

L'homme se connaît en trois choses à la bile à la bourse et au verre.

L'homme se demene, mais Dieu le mene.

L'homme se marie quand il veut et la femme quand elle peut.

L'homme se marie quand il veut et la femme seulement quand elle trouve.

L'homme se pendrait au gerbier, plutot que d'avouer ses defauts.

L'homme sec ne vaut rien au harat.

L'homme sur âgé doit estre en effet sage.

L'homme suyvant regle et raison est noble sans comparaison.

L'homme timide n'apprend pas,
Ni l'homme colère n'enseigne.

L'homme trop prudent finit par se blesser l'œil contre une poutre.

L'homme vertueux ressemble à l'arbre touffu, qui, exposé aux rayons du soleil, répand la fraîcheur sous ses branches.

L'homme veut domter les animaux et demeure farouche et sauvage.

L'homme vieil amoureus doibt on mocquer.

L'homme vieil et gris s'en va en l'abbaye monisvau.

L'homme vieil qui demande sa bonne fortune ne doit du futur avoir cure.

L'homme voit le soleil se lever et pense que c'est la première fois.

L'honneur de ton ami te doit être aussi cher que le tien.

L'honneur est à craindre ce que l'on doit, et à y pourvoir.

L'honneur nourrist les arts.

L'honneur vaut mieux que le profit et le profit que l'honneur.

L'honneur vaut mieux que le trophée.

L'horloge de santé, ou de maladie est l'orizon du péril.

L'hoste de la soif s'appelle la fièvre.

L'hoste est tousjours le plus foule.

L'hoste est tousjours le plus greve.

L'hostel et le poisson, en trois jours sont poison.

L'huile d'olive fait fuir tous les maux.

L'huile est plus forte que le fer.

L'huis de derrière est celuy qui gaste la maison.

L'huissier, le notaire voire même le médecin ne peuvent se présenter dans une maison sans y apporter quelque maligne influence.

< operone >