< Französische Sprichwörter >

Le ciel te garde des catarrhes qui dans l'hiver sont ordinaires et des agneaux qui ont les poils roux, les jambes fortes.

Le cigne incite les humains, de se resjouir de l'advenement de la mort.

Le cinquiesme marteau a l'enclume, y sert autant que coup de plume.

Le cirope doibt preceder la purgation.

Le clerge de don-iom.

Le clos ne nourrit pas comme une metarie.

Le clou est rive.

Le coeur content fait la face belle.

Le coeur de l'avare est insatiable.

Le coeur de l'homme est avide et insatiable.

Le coeur et le courage font l'ouvrage.

Le coeur faict l'oeuvre, non pas les grands jours ou les grands corps.

Le coeur ou courage fait l'ouvrage.

Le coffre au feu ne se jette parce qu'on en a perdu la cle.

Le coin ne peut rien sans la cognée.

Le collier vaut mieux que le cheval.

Le commentanon sert d'eschelles.

Le commerce est mère de monnoye.

Le complant du pauvre est clair, et mal fourny de plantes, et encores celles qui y sont se trouvent tortues.

Le comte a bien mange le comte.

Le connin et le villain, a la main.

Le conseil est bon pour ceux qui vivent richement.

Le conseil il n'a sentiment que de ses gouttes.

Le conseil soubscrit est d'anis, qui le perd icy le peut gaigner a paris.

Le contentement fait la richesse.

Le contentement vaut mieux que la fortune.

Le contre coup empoche tout.

Le contrebenedicite rabat le benedicite.

Le copeau ne saute guère loin du tronc.

Le copeau ne saute pas loin de la bille.

Le copeau ne saute pas loin de la souche.

Le coq a beau éparpiller si la poule ramasse elle remplit le grenier.

Le coq a beau gratter, si la poule n'aide pas, on le reste.

Le coq a chante, il nous fault haster.

Le coq amasse, la poule dissipe.

Le coq du clocher se tourne au son de tabourin.

Le coq est plus parfait en son chant que le chantre.

Le coq est roi sur sa courtine.

Le coq et le serviteur, un seul an sont en vigueur.

Le coq sans crête est un capon, l'homme sans barbe est un sot.

Le coq tue le morpion plustost qu'argenton vinum.

Le corbeau de noe, la coulombe de noe.

Le corbeau reproche a la corneille la noirceur de teste.

Le cordelier est le phaisan de la femme.

Le corps est plustost habille que l'ame.

Le corps excelle le vestement et l'âme le corps.

Le corps ne veut rien perdre.

Le corps par trop vigoureux rend l'esprit langoureux.

Le corps vaut plus que la dot.

Le cotillon est bien court par devant.

Le coucher de la poule et le lever du corbeau éloignent l'homme de la mort.

Le coulpable n'est jamais a repos.

Le coup de cartouche de l'advocat est dangereux.

Le coupeau tient de la nature du bois duquel il est tire.

Le cour est debat a celuy qui est au celibat.

Le courage se donne pas.

Le court pygmée paste gelée.

Le courtau sainct iangon est tousjours de saison.

Le courtisan paye a cheval.

Le courtisan ressemble le pescheur.

Le courtisant n'est que demy marie et n'a diverses femmes.

Le courtoys sainct langon faict la paix en la maison.

Le coust empesche le goust.

Le coust faict perdre le goust.

Le coust fait perdre le goust.

Le coût dégoûte.

Le coût fait perdre le goût.

Le couvercle est digne du chaudron.

Le coy pent le larron.

Le crabe enseigne à ses petits à marcher droit.

Le crapaud trouve que son petit ressemble a une grenouille.

Le créancier a meilleure mémoire que le débiteur.

Le créton (lard) et la salade font passer la taillée (soupe).

Le cri pend le larron.

Le crocodile n'attend pas que le colis accouche..

Le cuer n'est mie ne au vair ne au gris;
Mais est au ventre, où Dieu l'a mis.

Le cueur fait l'oeuvre ; non pas les grans jours.

Le cure envoye ou deca ou dela le monde.

Le cure ny les parrochiens n'en vallent rien.

Le cyble de l'advocat est de faire d'or amas.

Le dard du mépris perce l'écaille de la tortue.

Le de est jette, c'est faict.

Le defaict des gentilshommes pour rire.

Le défaut de soin nuit plus que le défaut de savoir.

Le déjeuner du cavalier est la meilleure avoine du cheval.

Le demain, du mauvais payeur est vain, et affole de pied de jambes et de main.

Le demander n'est pas villanie, mais l'offrir est courtoisie.

Le demarieur aurait plus d'ouvrage que le marieur.

Le denier est sy très bon ouvrier, qu'il fait du meschant bon et garrier.

Le depart damour nest sans blasme honte.

Le dernier venu est le mieulx ayme.

Le dernier venu ferme la porte.

Le derrenier clot luys.

Le désir de lhomme nest iamais assouvy.

Le désir de l'ivrogne n'est pas dans le vin.

Le desordre ramene l'ordre.

Le detracteur vit de sien humain, qui dict mal, et cele le bien.

Le deuil de la maison par l'abeille est porté.

Le devantier dialectique.

Le devoir avant tout.

Le diable ! c'est un brave homme, il ne demande rien pour rien.

Le diable ! plus il a, plus il veut avoir.

Le diable a bien seme, mais que de l'ivraie.

Le diable a toute la semaine, pour s'accaparer de ce qu'on a pris au bon Dieu le dimanche.

Le diable chie toujours au même endroit.

Le diable chie toujours sur les près gras.

Le diable est bien accompare au chien tonnich et affamé.

Le diable est le père de mensonge.

Le diable est povre, qui n'a point d'ame.

Le diable est toujours le meme, vient pas vieux.

Le diable était beau quand il était jeune.

Le diable ne détruit pas sa maison.

Le diable ne dort jamais.

Le diable ne prend tout ce qu'on lui donne.

Le diable ne se charge pas l'hyver ou sont les lieues longues.

Le diable ne sera pas tousjours diable.

Le diable n'est pas aussi noir qu'il en a l'air.

Le diable n'est pas toujours à la porte d'un pauvre homme.

Le diable n'est pas tousjours a ung huys.

Le diable nous surveille comme le chat la souris.

Le diable prend, ce qu'on oste a Dieu.

Le diable prent ce qu'on oste a Dieu.

Le diable se cache sous les ongles longs.

Le diable va toujours chier au gros tas.

Le diable y en a tant boute.

Le Dieu Céleste le sait, la Dieu de la Terre le sait, tu le sais, les enfants le savent.

Le difficile va dormir sans souper.

Le digeste digère tout.

Le digeste dissention.

Le dimanche est aux champs comme a la ville.

Le dimanche sans communion, fait de toi un pauvre brenyon.

Le dire sans fait, a Dieu, desplait.

Le discours a bien autre efficace quand il sort de la bouche d'un homme riche, que quand il sort de la bouche d'un pauvre mise.

Le disner sonne le marteau et eveille l'advocat.

Le dit a plus d'efficace que l'escrit.

Le don brise montaigne et mont.

Le don humilie rochier et mont.

Le don lie cil qui le recoit, qui ne le recognoit decoit.

Le dormir d'ore est en l'hermitage d'amboise.

Le doulx parler n'est sans amer.

Le doute gâte la foi, comme le sel gâte le miel.

Le drap d'or bien peu sert, quand on pousse.

Le droict vient tousjours au droict.

Le dueil de l'héritier est un doux rissonb son chapperon.

Le faible ne peut pas pardonner. Pardonner est une qualité des êtres forts.
Mahatma Gandhi (1869 - 1948)

Le faible portant le fort.

Le fainéant, le joueur, l'ivrogne et le mauvais cultivateur sont bêtes de même valeur.

Le faiseur de dettes a toujours le mensonge en croupe.

Le fait juge l'homme.

Le fard et l'attour de la femme n'est que pour mettre le cerf en ruc.

Le fard oste le froid.

Le fardeau est léger sur l'épaule d'autrui.

Le fardeau ou la charge domte la beste.

Le fauconnier et son barbet rendent le champenois muet.

Le faut plaindre comme le loup qui court dans les bois.

Le fer de la femme arme la brayette.

Le fer ne se coupe qu'avec le fer.

Le feu aide le queux.

Le feu ayde cuisinier.

Le feu de paille est un feu qui passe vite.

Le feu de paille n'a durée qui vaille.

Le feu de vacher est aussi chault que celuy de gruyer.

Le feu est bon en tous temps.

Le feu est bon en tout temps.

Le feu est demie vie d'homme.

Le feu est demye vie de l'homme.

Le feu est la moitié de la vie.

Le feu est soutenu par la cendre.

Le feu est tenu vierge, rien ne nourrit et n'engendre.

Le feu est un bon valet, mais un mauvais maitre.

Le feu est vierge rien n'engendre ne nourist.

Le feu et la poudre, les fous et les folles, faut les laisser pour ce qu'ils sont.

Le feu et l'eau sont de bons valets, mais de mauvais maitres.

Le feu et l'eau sont deux bons valets, mais il faut pas laisser commander.

Le feu fait du bien à la mère comme à l'enfant.

Le feu jamais ny moins l'amour, ne dient va t'en a ton labour.

Le feu la mer et la femme amoureuse sont trois choses dangereuses.

Le feu ne se peut faire en un lieu si creux, que la fumée n'en sorte.

Le feu ne va point sans fumée.

Le feu plus couvert est le plus ardant.

Le feu plus couvert est le plus ardent.

Le feu plus couvert est plus ardent.

Le feu, l'amour aussi la toux se connaissent par dessus tout.

Le feu, l'amour, aussy la toux, se cognoissent par dessus tous.

Le fian aux champs est juppiter en terre.

Le filet pour l'oiseau, l'argent pour l'homme.

Le fils de la chèvre est toujours un chevreau.

Le fils de putain, s'il est bon, c'est par aventure, s'il est mauvais c'est par nature.

Le fils d'un macquereau, empire les plages.

Le fils qui ressemble à son père fait honneur à la mère.

Le filz d'un advocat est mieux ne que le filz d'un escuyer.

Le flambeau n'éclaire pas son pied.

Le flatteur est proche parent du traistre.

Le fol croit estre sage.

Le fol est plus hardy qu'un sage.

Le fol fait la feste et convy, et le sage s'en paist et rejouit.

Le fol na que faire de saffren.

Le fol scait mieux son fact en sa propre maison que le sage iceluy d'aultruy par suspecon.

Le fol se coupe de son couteau.

Le fol se couppe de son cousteau.

Le fol se glorifie de son scavoir et le richot de son avoir.

Le fol s'enyvre de sa boutaille.

Le fol superlatif vit miserablement soubs vain espoir de mourirriche.

Le fol yvrongne et niez, en lieu d'aller droict va en biez.

Le foliage entier du vosgien selon durera plus que tel qui se croit un platon.

Le formaige est trop près du pain, et graces trop près de la benediction de la table.

Le formaige nest point moins deplaisant que dommaigeable a table.

Le formy apprend le truan fuyr le froid et mauvais temps.

Le fou se coupe de son couteau.

Le fou tient son cœur sur sa langue,
Le sage tient sa langue dans son cœur.

Le fouet et l'esperon rendent le cheval bon.

Le four appelle le moulin brusle.

Le fourgon se mocque de la pelle.

Le francais convient à une fille comme l'amble aune chèvre.

Le frêne en certaine saison près de la mare est un poison.

Le frère veult bien que sa seur ait=mais que rien du sien n'y ait.

Le fresne faict la braye d'acier, et une marne de sparme.

Le froc ne fait pais le moyne.

Le froc ne fait pas le moyne.

Le froid est ennemi de la poitrine.

Le froid fit nourrir le mois de may, et a moy il me rassasia.

Le froid ne dedaigne pas un habit rapetasse, ny la faim le pain mal sasse.

Le fromage frais a trois vertus, il ôte la faim et la soif et lave les dents.

Le fruict demeure a l'advocat, et au médecin le regard.

Le fruit ensuit la belle fleur, et la bonne vie grand honneur.

Le fruit est pour gens de nopces.

Le fruit le plus mûr ne vous tombera pas dans la bouche.

Le fruit ne tombe pas loin de l'arbre.

Le fugi du médecin est le torrent des montaignes.

Le fumier dans le fosse, le raisin dans la brante.

Le fuseau doibt suyvre le gorreau.

Le gain s'en va comme il est venu.

Le gaing a des aisles.

Le gaing, les gages et bons dons font tost riches les compaignons.

Le garnement fetard ne sert que d'empeschement au monde.

Le gâteau de riz d'un autre est toujours plus grand.

Le geai, c'est un bel oiseau, mais si on le voit trop, on s'en fatigue.

Le gendre mort laisse deux mariages.

Le gendre qui est son beau père est bien.

Le gentilhomme a noble usuries, s'est sergent et préen.

Le gentilhomme chasse pour l'advocat.

Le gentilhomme fit d'un advocat, est un vilain coquerant.

Le gentilhomme qui suit l'abbe fuit la bataille et le combat.

Le gibet ne perd point ses droits.

Le godet de l'aposticaire a souvent le scorpion au fond.

Le gourmand et gros yvrongne, est compare au porc qui grongne.

Le goust de la cuisine est meilleur que l'odeur.

Le gouter ne vient pas avec se croiser les bras.

Le gouvernement doit être doux, et les ordres sévères.

Le gracieux est toujours joli, le joli n'est pas toujours gracieux.

Le grain vient tel qu'estoit la semence.

Le grand a besoing du petit.

Le grand bœuf apprend au petit à labourer.

Le grand boeuf apprend le petit a labourer.

Le grand dormir n'est pas sans songe.

Le grand poisson mange le petit.

Le grand qui promet en promettant est quicte.

Le grand-mercy du vilain, c'est un rot.

Le grant beuf apprent a labourer le petit.

Le grant poisson mengeue le menu.

Le gros du cul emporte le large du pelisson.

Le gros mastin cerche du matin, la bonne herbe contre le venin.

Le gros poisson mange le petit.

Le guerrier doit avoir assaut de lévrier,
Fuite de loup, et défense de sanglier.

Le gui de l'épine blanche guérit la jaunisse.

Le hasard fait bien les choses.

Le hasard nous ressemble.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

Le hasart du jeu est dangereulx.

Le hoquet, santé pour l'enfant et pour le vieillard fin prochaine.

Le jade doit être découpé et poli avant qu'il ne devienne ornement, l'homme doit être instruit avant qu'il ne puisse réaliser de grandes choses.

Le jambon, le petit salé n'ont jamais fait d'âme damnée.

Le jasmin donne l'amour à qui ne l'a pas et fait reverdir à qui l'a.

Le jeu et les bouteilles rendent les hommes égaux.

Le jeu la femme et vin friand font l'homme pauvre tout en raint.

Le jeu ne vaut pas la chandelle.

Le jeu n'en vaut pas la chandele.

Le jeu, la femme et vin friand font l'homme pauvre tout en riant.

Le jeu, la femme et vin friant, font l'homme povre tout en riant.

Le jeu, la nuict, lict et le feu, ne se contentent jamais de peu.

Le jeu, le vin et les hommes tous trois sont dissipateurs.

Le jeu, les femmes et le bon vin perdent les hommes en se jouant.

Le jeudi s'estend jusques au dimenche.

Le jeune à la noce, le vieux à la fosse.

Le jeune en temps envieillist le fol jamais n'assaigist.

Le jeune homme qui aime et manie le genêt est sur d'être cocu quand il sera marié.

Le jeune honteux est a priser, et le vieillard a mespriser.

Le joli avait crevé de faim et le laid avait vécu.

Le jour auquel on se marie, est le lendemain du bon temps.

Le jour de bon augure quand on vient de penser à quelque chose.

Le jour de la Saint Roch, pour préserver les bêtes de la peste, on ne lie pas les boeufs et on donne aux pauvres tout le lait des vaches.

Le jour de la Saint Urbain, il ne faut faire ni lessive ni pain.

Le jour de Saint Paul, s'il fait clair et serein, abondance de tout bien, s'il fait le vent la guerre, s'il y a des nuages rouges le matin, mortalité.

Le jour des nopces et de l'enterrement sont deux journées de joye au survivant.

Le jour des rois, il faut manger 9 sortes de fruits pour se bien porter.

Le jour du marcher est le jour du verre.

Le jour du mariage est le lendemain du bien etre.

Le jour Gertrude, bien se fait faire saigner du bras droit, celui qui ainsi le fera, cette année les yeux clairs aura.

Le jour ne se tarde, quoy que le fol tarde.

Le jour qu'on se marie est le dernier des beaux jours et le premier des laids.

Le jour qu'on se marie est le dernier des beaux jours, et le premier des laids.

Le juge a le butin des voleurs.

Le juge faict la crise comme et quand il veut, le médecin l'aide comme il peut.

Le juge qui a l'âme tachée, tient les loix entre ses grifes.

Le juge qui fait tesmoing desdire pour l'escu va au grand stige.

Le juron du charetier est la dague du fouet.

Le jus d'absinthe est fort amer mais il guérit du mal de mer.

Le jus pressé du pouliot avec du vin, non de l'eau, guérit la mélancolie qui est noire maladie.

Le juste doit imiter le bois du sandal, qui parfume la hache dont on le frappe.

Le laboureur du vin souvent boit eaue.

Le laboureur est du mestier d'adam.

Le laboureur n'a rien a soy et si avons nous prou ne loix.

Le laict deviendra fromage.

Le lait fait sortir les cornes des chevreaux.

Le lait ne sort pas des os mais de la nourriture.

Le lait ne vient pas des os mais des personnes grosses.

Le lanccin a la longue admeine contagion propre.

Le langard cele ce qu'il ignore.

Le lard et le navet font le potage bon.

Le larron de l'année passée, est celuy qui fait prendre ceux de la presente année.

Le lécher est friand mais n'est pas bienséant.

Le légume ne vient qu'en terre cultivée.

Le levain d'orge ne peut estre levain de froment.

Le lézard aime bien les hommes mais il saute au visage des femmes.

Le lict est médecin.

Le lict est une prison d'un paresseux.

Le lieu change, les objets changent.

Le lieu faict l'homme tel qu'il est.

Le lieu fait les gens scavants.

Le lieu ne l'habit ne pevent illustrer l'homme.

Le lievre bourdist moins que le cordelier.

Le lièvre en veut à la montagne, et la montagne ne lui en garde pas rancune.

Le limaçon vient, quand arrivera-t-il?

Le lit chaud fait manger la soupe froide.

Le lit dur fait la taille droite.

Le lit épuise.

Le lit est fait pour dormir.

Le lit est l'écharpe de la jambe.

Le lit est un bon pre pour les nouveaux maries qu'ils aient sommeil ou non.

Le lit est une bonne chose, qui ne peut dormir il repose.

Le lit est une bonne chose,
Si l'on n'y dort, on y repose.

Le lit guérit tout.

Le livre faict vivre.

Le loing porter, souvent ennuye.

Le long cousteau ne fait pais le queux.

Le long jour ne fait pas l'ouvrage.

Le lou ala a romme, et y laissa de son poil, rneant de ses coustumes.

Le loup alla a rome, et y laissa de son poil et rien de ses coutumes.

Le loup alla a romme et y laissa de son poil, et rien de ses coustumes.

Le loup alla a romme, et y laissa de son poil, et rien de ses coustumes.

Le loup au plat.

Le loup est fort dans sa tanière.

Le loup est le gardien des brebis.

Le loup et le chien s'accordent aux despens de la chèvre, qu'ils mangent ensemble.

Le loup le plus maudit a le poil le plus luisant.

Le loup mange celui qui se fait mouton.

Le loup mange de toute sorte de chair, fors de la sienne.

Le loup mourra en sa peau qui ne l'escorchera vif.

Le loup mourra en sa peau, qui ne l'escorchera vif.

Le loup ne croit tenir que ce qu'il sent a la gorge, en l'avallant.

Le loup ne m'emportera sans lever la queue.

Le loup ne pille pas ses voisins.

Le loup ne trouve point de procureur qui le vaille.

Le loyal riche et gracieux, est bien venu en chascuns lieux.

Le lundi, tout va a reculons.

Le lupin est l'horloge des agriculteurs.

Le lyon et l'aigle font leurs petitz parfaictz et en certain nombre.

Le maistre absent la maison est morte.

Le maistre enseignant son jouvenceau doibt tenir la regle de l'oiseau.

Le maistre est bien tost oublie qui a ses gens n'a rien laisse.

Le maistre est indigne d'estre fidelement servy s'il ne cognoit qui mieux le peut servir.

Le maistre venu on appreste le souper.

Le maître donne, et l'intendant refuse.

Le maitre se peut coucher ou il veut.

Le mal à la tête a sa source au ventre.

Le mal à la tête, mort rapide ou guérison.

Le mal advient à celuy qui mal songe.

Le mal arrive à cheval et se retire à pied.

Le mal atteint celui qui le fait.

Le mal d'autrui ne guérit pas le nôtre.

Le mal d'autrui n'est que songe.

Le mal de dents est un mal d'amour ou de rage.

Le mal de l'an prochain,
Ne t'en inquiète point.

Le mal de tête est le mal des beaux esprits.

Le mal des croûtes blanches, une fontaine de Samadet les guérit.

Le mal des personnes, les bêtes ne le ressentent pas.

Le mal du doigt porte au coeur.

Le mal d'un doigt, au corps se met.

Le mal est pour celui qui le cherche.

Le mal gravit et pullule tousjours.

Le mal joli (accouchement) dès qu'il est passé on en rit.

Le mal ne se fait pas prier pour venir.

Le mal n'est pas tout d'une rangée.

Le mal passe cause grand joye.

Le mal porte le repentir en croupe.

Le mal que l'homme intimide, en fin le tue et homicide.

Le mal que tu me diras de celuy que il n'aime pas, je le croiray volontiers, quoy qu'il soit estrange, et esloigne d'apparence.

Le mal s'apprend plus vite que le bien.

Le mal se chastié par autre mal et le bien se doibt recognoistre par benefice.

Le mal se rit de la pommade.

Le mal sentu cause souvent la plaincte.

Le mal soi-meme, il y a pas besoin d'enseigner.

Le mal va toujours en augmentant.

Le mal vient à cheval, et retourne boiteux et contre-val.

Le mal vient à cheval, et s'en reva a pieds.

Le mal vient à cheval, mais tourne a pieds.

Le mal vient à l'improviste, quand on le croit loin il est près.

Le mal vient bien seul sans l'aller prier.

Le malade a liberté de tout dire.

Le malade doibt dormir quand il peut car il ne doit pas quand il veut.

Le malade ny le convalescent n'est que demy demie donc pasture.

Le malade porte son état inscrit sur sa figure.

Le maladif voit souvent mourir avant lui le jeune.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Le malheur est voisin de la sottise.

Le malheur n'entre guère que par la porte qu'on lui a ouverte.

Le malheureux est surpris de la nuit a cicur.

Le malheureux n'a point d'autre amy que sa bourse.

Le malin est mieux advise que le sage.

Le Manceau vaut un Normand et demi.

Le manger beaucoup et le beaucoup boire, m'a reduit a la pauvrete.

Le manger fait reveiller le boire.

Le manque de soin se paye.

Le manteau des jeunes filles fait murmurer les voisines.

Le manteau du bergier.

Le marchand qui perd, peut pas rire.

Le maréchal forge des pinces pour ne pas se brûler.

Le marechal pour son feu augmenter, le vient à la fois d'eau froide arrouser.

Le mareschal pour augmenter son feu le fait d'eaue arrouser.

Le mari ne se porte pas pour plastron.

Le mariage ! c'est une rosse de noeud qui se peut pas defaire.

Le mariage convertirait un loup.

Le mariage d'amour et le repentir sont de la même année.

Le mariage d'un jour vaut mieux que celui d'un an.

Le mariage est la corde au cou donne à tirer à l'amour qui attache l'homme à la femme.

Le mariage est toujours le tombeau de l'amour.

Le mariage est un sacrement qui abolit bien des gens.

Le mariage est une cage ou l'on prend les godelureaux.

Le mariage est une loterie.

Le mariage est une rosse de noeuds qui se peut pas defaire.

Le mariage et le linceul tombent du ciel.

Le mariage fait par amourettes, et le repentir, naissent tous deux en une mesme année.

Le mariage jean des vignes.

Le mariage lointain appelle la petite maison un chateau.

Le mariage n'empeche pas la tendresse.

Le mariage vient comme le chier, vient à l'improviste.

Le mariage vient tout a coup, comme le besoin de chier.

Le marteau de la porte est la boutique des gens de lettres.

Le marteau de la porte s'enrouille quand le maistre est mort.

Le marteau taille mal par faute de la manche, l'enfant est désagréable par faute des parents.

Le mary qui faict polery, en doit estre le plus many.

Le masle est blef, la femelle le chardon.

Le matin bois le vin blanc, le rouge au soir pour faire sang.

Le matin, pluie et boue; le soir, vent et poussière; hier froid, demain chaud; voilà comme on voyage, même sans sortir de chez soi.

Le mauvais de son malheur, est propre cause et autheur.

Le mauvais et pervers, va toujours de travers.

Le mauvais foin saigne les chevaux, tond les moutons et tarit les vaches.

Le mauvais médecin arrive à cheval et s'en retourne à pied.

Le méchant est comme les mouches, qui ne s'arrêtent qu'aux plaies.

Le médecin a este assez cocu pour faire un gentilhomme.

Le médecin aux champs doit en la ville.

Le médecin contra.

Le médecin défend de boire en maladie, pour boire courroucé en santé.

Le médecin doibt avoir des oreilles de job.

Le médecin est demy prestre.

Le médecin est le fourmy.

Le médecin est le menestrier du corps et de l'ame.

Le médecin est pauvre et riche.

Le médecin est plus a craindre que la maladie.

Le médecin guérit des maladies, mais non pas de la mort; il est comme le toit, qui garantit de la pluie, mais non pas du tonnerre.

Le médecin jure quand la maladie le brane.

Le médecin n'a point de repos s'il n'est a cheval.

Le médecin ne scauroit pis avoir en enfer que d'avoir un proces.

Le médecin ne voit goutte sans le soleil.le theologien a le filet quand il a benefice.

Le médecin piteux rend l'homme boiteux.

Le médecin pleure au temps des cerises et rit au temps des prunes.

Le médecin sert de sainct claude.

Le médecin tire a l'escu, mais l'advocat le prend.

Le medisant connoist tout le monde, fors soy-mesure.

Le meguson est le carobiez de terre.

Le meilleur compagnon pour passer le temps, est un livre.

Le meilleur des amis est celui qui ne trahit jamais.

Le meilleur fromage a des vers.

Le meilleur jeu, c'est celuy qui dure le moins.

Le meilleur médecin est la marmite.

Le meilleur médecin est le potage.

Le meilleur médecin est le pot-au-feu.

Le meilleur médecin est le toupin.

Le meilleur m'est eschappe, ce qui est de néant m'est demoure.

Le meilleur pain et solutaire, est le sue pour ordinaire.

Le meilleur procès ne vaut pas un mauvais accommodement.

Le melon est de l'or le matin, de l'argent l'après midi et le soir il tue.

Le melon est une rhrubarbe sauvage.

Le melon et le mariage question de chance.

Le melon veut du bon vin et l'escargot dit qu'il en veut aussi.

Le menage faict perdre la memoire.

Le menage va bien mal quand la poule y fait le coq.

Le menage va mal quand la poule chante plus que le coq.

Le ménage va mal quand la poule fait le coq.

Le menage va mal quand les poules chantent plus haut que le coq.

Le menteur a privilege et grace de dire vérité par disgrace.

Le menteur disant la vérité, n'a credit n'auctorite.

Le menteur doit avoir bonne mémoire.

Le menteur finit par ne plus obtenir créance, même en disant vrai.

Le menu peuple a nécessairement besoing de l'appuy d'un bon seigneur.

Le mercredi et le vendredi sont le jour des sorciers, il ne faut pas faire la litière du bétail.

Le mercredi n?arrive pas qu?une fois.

Le mérite de ceux qui louent, fait le prix des louanges.

Le meschant est mieux advise que l'homme de bien.

Le meschief l'homme advise conseille.

Le Messie a guéri des aveugles et des lépreux, mais jamais des sots.

Le mestier n'en vaut rien tout le monde s'en mesle.

Le mestier qui ne lasse point, est le meilleur.

Le miel est amer à celui qui a mal à la bouche.

Le miel est bonne chose, mais le prix la gâte.

Le miel ne fut pas fait pour la gueule de l'âne.

Le miel tue la mouche, à force de douceur.

Le mieux est l?ennemi du bien.

Le mieux servi n'est pas celui
Qui au bout de ses bras met les mains d'autrui.

Le mieux vestu devers le feu, doz au feu, panse a table.

Le milieu en toute chose, est tenu le meilleur.

Le milieu est le meilleur.

Le milieu gagne bien souvent les deux bouts.

Le ministre n'empesche pas le vendange comme le gendarme.

Le miroer enrouille le courtisant.

Le mirouer d'un prince est justice.

Le mirouer porte en soy l'imaige laquelle il ne voit.

Le moindre n'est pas de cet advis.

Le moine qui trouva la poudre a canon voulait miner enfer.

Le moine répond comme l'abbé chante.

Le moine, la none et la beguine sont fors pirs que n'en ont la mine.

Le moins en faire est le plus seur.

Le mois d'août fait souvent porter le deuil.

Le mois de février est bon agnelier.

Le mois de fevrier est le mois ou les femmes elles parlent le moins de tout l'an.

Le mois de février fait chier la vieille au foyer.

Le mois de fevrier, c'est le mois ou les femmes disent le moins de mensonges.

Le mois de juin et de juillet, la bouche fresche et le vit sec.

Le mois de mai fait du bien a toutes les filles.

Le mois de mars emporte les traînards.

Le mois de may est en queste de feu, en troque de pain.

Le mois de novembre est malsain, il fait tousser dès la Toussaint.

Le mois d'octobre glacé fait vermine trépasser.

Le molin ne meult pas, avec l'eau tombée en bas.

Le mond est rond, qui ne scait nager va au fond.

Le monde est bien mange de rats.

Le monde est comme le cerisier que l'on ne regarde pas pendant trois jours.

Le monde est muny de toute sorte de gens.

Le monde est père de tous.

Le monde est une grosse beste.

Le monde munde spacieux et rond, qui ne scait nager va au fond.

Le monde parle, l'eau coule, le vent souffle, et l'age s'escoule.

Le monde ressemble la mer, on y voit noyer ceux qui ne scauent par nager.

Le monde va être jugé par les enfants.
Georges Bernanos (1888 - 1948)

Le monde va tousjours en empirant.

Le mort a la fosse, les vivans a la saoulée.

Le mort a le tort,
Et le battu paie l'amende. (Doit son origine aux duels judiciaires.)

Le mort n'a plus d'amys.

Le mort n'ha point d'ami, le malade n'en ha qu'un demi.

Le mortier d'apoticaire rompt le son de la cymbale.

Le mortier sent toujours ses aulx.

Le mortier sent tousjours les aux.

Le mot pour rire.

Le moulin est bon, tandis que la meule se remue, et non tandis qu'elle ne bouge.

Le mourir du souffreteux, n'est pas mourir, mais guerir.

Le moustique n'a pas pitié d'un homme maigre.

Le moyen de cognoistre le sage.

Le moys d'aoust est en l'an.

Le musicien est magicien.

Le nallaire du médecin ne sont qu'airres.

Le naturel de la grenouille est qu'elle boit et souvent gasouille.

Le navire craint plus le feu que l'eau.

Le nez coupe ensanglante la bouche, ou le museau.

Le nid des oyseaux est tousjours altere.

Le nid d'un cocu vaut mieux qu'une boutique d'apothicaire.

Le noble a la charrue.

Le noble est l'araigne et le paysan la mouche.

Le noe est le vivier de la mort.

Le noel est plus beau aux champs qu'a la ville.

Le noeu de godius midas.

Le nom de coeur est le nom d'un oyseau du printemps.

Le nom d'un gentilhomme est une metairie par tout.

Le Normand est toujours en deçà de la vérité;
Et le Gascon, toujours au delà.

Le Normand vous attrape quand il peut,
Et le Provençal, quand il veut.

Le normant thair l'orient et l'occident.

Le noyer, l'asne, le connin et vilain veulent estre traictez de rude main.

Le nud ne peut revestir autruy.

Le paiement comptant est toujours le meilleur marche.

Le pain !, faut le gagner.

Le pain brûlé fait chanter clair.

Le pain brusle veut estre chapele, et le souille monde est bien lave.

Le pain dans les gaudes donne des poux.

Le pain de maison ennuie.

Le pain de noce ne dure pas.

Le pain d'un gendre n'est jamais tendre le pain d'une tante n'a rien quitente.

Le pain dur fait la maison sûre.

Le pain est cher quand l'argent manque.

Le pain gagné profite à la santé.

Le pain lève la faim, l'eau lève la soif.

Le pain nourrit bien des sortes de gens.

Le pain nous vient lorsqu'on n'a plus de dents.

Le pain nouveau remplit la peau.

Le pain ou fol est le premier menge.

Le pain qu'on n'a pas gagne, reste au cou.

Le pain sans huile se mange sans mesure.

Le palais conduit à la gloire, le marché à la fortune et la solitude à la sagesse.

Le panecot au médecin n'apporte que le carolus.

Le paon rend du riche vray paragon.

Le papier est comme les anes, il porte tout.

Le papier est un bon ane, il porte tout ce qu'on lui met dessus sans se plaindre.

Le papier est un bon ane, on lui peut tout mettre dessus.

Le papier se laisse ecrire.

Le papier souffre tout, et ne rougit de rien.

Le papyer est doulx il endure tout.

Le paradis est pas fait pour lui mettre des fagots.

Le pardon aux fautes légères,
Et la sévérité aux grandes.

Le paresseux a froid en travaillant et chaud en mangeant.

Le paresseux dit: Je n'ai pas la force.

Le paresseux et negligent, craignant la faim est diligent.

Le paresseux fait tousiours l'occupe.

Le paresseux se leva pour allumer le feu, et il mit le feu a la maison et la brula.

Le parler doulx et begnin, est rarement sans venin.

Le pas de l'âne a assez le temps.

Le passé a plus de parfum qu'un bosquet de lilas en fleurs.

Le passe asseure l'advenir.

Le pater aux mains, et le diable au sein.

Le pauvre a l'haleine mauvaise.

Le pauvre a l'haleine puante.

Le pauvre devine ce que donne la richesse, le riche ne sait pas ce que signifie la pauvreté.

Le pauvre n'a point de parens.

Le pauvre ne peut, le riche ne veut.

Le pauvre qui s'attacha a mandier a une seule porte, mourut de faim.

Le pauvre se porte mieux que le riche et c'est nécessaire.

Le pave de chaumont n'est faict que pour les advocats.

Le pave de chaumont porte médecine.

Le pave de poictiers est si mauvais que si les femmes n'y alloyent les hommes n'iroyent pas.

Le pave d'un baillage n'est que pour les officier.

Le pays de la chine est beau, mais faut pas y rester trop longtemps.

Le pays de la chine est beau, mais il faut pas être trop longtemps.

Le pays faict l'homme tel qu'il est.

Le péchéur vit tousjours en langueur.

Le penser ne couste pas cher.

Le père (ou maistre) ayant fait son devoir a l'endroit de la jeunesse est exempt de reprehension.

Le père nourrit la fille et le voisin la marie.

Le père tigre engendre un fils tigre.

Le père trop gentil rend l'enfant trop hardi.

Le pescheur instruict le seigneur de gaigner les coeurs de ses subjects.

Le petit arbre a sa place au soleil, tout aussi que les grands sapins.

Le petit d?une grenouille est une grenouille.

Le petit de la chienne est chien.

Le petit devient bien grand.

Le petit fait la volonté du grand.

Le petit gain emplist la bourse.

Le petit merle a bec jaune a aussi un bec pour frapper.

Le petit ne peut estre grand si ne mange beaucoup de gens.

Le peu donne en temps, excuse un present grand.

Le peu parler est or et le trop vile est ord.

Le peu parler est or, le trop parler est boue.

Le peuple ne meurt jamais qui la gaigne a trop a tort. justin fut un vachier ainsi la momie devenir sceptre il laisse icy las.

Le peuple ne meurt jamais.

Le peuple n'estoit que verse mais le quanquam la a terre.

Le peuple s'effraye moult plus du son, que du mesme coup ne horion.

Le pied de la lampe est le moins éclairé.

Le pied dedans, le cul dehors.

Le piedz sechz la bouche fresche.

Le pinceau de la brayette faict le reste aux painctres.

Le pinson chante toujours la même chanson.

Le pire ruyne l'empire.

Le plaideur ordinaire est l'escuyer de la misere.

Le plaidoyer est une iliade et labirinthe de calamitez.

Le plaisir court après ceux qui le fuient.

Le plaisir est double, lors qu'il est fait promptement.

Le plaisir garde l'homme d'estudier.

Le plat du bas est tousjours le premier vide.

Le plat du bas est tousjours le premier vuyde.

Le plat du bas est tousjours vuide.

Le ploy est comme la loy.

Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille.

Le plus bel homme n'est pas toujours celui qui a la plus belle barbe.

Le plus brief est le meilleur.

Le plus difficile à écorcher, c'est la queue.

Le plus difficile n'est pas de faire des enfants c'est de les nourrir.

Le plus embarrasse est celui qui tient la queue de la casserole.

Le plus fort âne ne saurait toujours tirer au collier.

Le plus fort chasse le plus faible.

Le plus fort fait la part au faible.

Le plus fort le gaigne.

Le plus grand commencement de la victoire, c'est de pourvoir à n'être pas vaincu.

Le plus grant est le premier pourry.

Le plus gros brin de chanvre ne saurait faire un cable.

Le plus gros malin trouve un coup son maitre.

Le plus heureux n'est pas celui qui porte une belle chemise.

Le plus ignorant d'alchemie est le plus loin de la folie.

Le plus méchant (ruse) n'est pas celui qui le se croit.

Le plus ord faict on le cuisinier.

Le plus petit ver se recoquille quand on le presse.

Le plus proche de l'église, est le plus esloigne de l'autel.

Le plus riche n'emporte qu'un linseul.

Le plus riche n'emporte qu'ung linseul.

Le plus sage mulet a tue son maitre.

Le plus sage se taist.

Le plus sage, se tait par usage.

Le plus saige se taist.

Le plus souvent, tout ce qu'on projette, est emporte par un eboulement.

Le poète est à la fois le plus solitaire et le moins solitaire des hommes.
Charles Ferdinand Ramuz (1878 - 1947)

Le poete n'aist l'orateur se faict.

Le poete qui n'a point d'astuse n'a point de muse.

Le poete s'ayde.

Le poids de la neige ne brise jamais les branches du saule.

Le poil de la teste est la laine de la beste.

Le poil(dit bachus)du même chien, est au pion souverain bien.

Le poinct du proces gist en cela.

Le poisson aime l'eau, l'oiseau aime l'air, et la bonne femme sa maison.

Le poisson attrapé est toujours petit, le poisson échappé est toujours grand.

Le poisson commence a pourrir par la tête.

Le poisson commence à puer par la tête.

Le poisson dans le ventre ou au rivage doit toujours être à flot.

Le poisson et l'hoste deviennent puants, passe trois iours, et les faut jetter hors de la maison.

Le poisson n'engraisse pas.

Le poisson pourrit par la tête.

Le poisson qui naît dans l'eau doit mourir dans l'huile.

Le poisson, le riz et le melon veulent le vin très fort.

Le poisson, le riz et le piment demandent du vin très fort.

Le pont par derrière est rompu.

Le pot de loin est d'or quand on y est c'est de la terre.

Le pot de terre au pot d'aerain, ensemble ne doibt faire train.

Le poucin qui ne suyt sa mère, bien souvent cher le compere.

Le poulain va volontiers l'amble, dont la mère fut hacquenée.

Le pourceau affamé songe au gland.

Le pourceau gras rond sa soul.

Le pourri cherche un maitre qui lui donne sept dimanches la semaine.

Le poussin bien couvé est à moitié élevé.

Le pouvoir s'avilit aussitôt qu'il compose.

Le pouvre semble au noyer.

Le poux et la respiration ont mesme ton.

Le povre donne a fin qu'on luy redonne.

Le povre enrichi mescognoit parent et ami.

Le poyvre est noir, et chascun en veult avoir.

Le pré convie l'âne.

Le pre de la femme ne veut point estre borne.

Le predicant n'est qu'un demy prestre.

Le premier an que le sergent est faict si mort un arbre il devient sec.

Le premier assault des vuallons excede nature d'hommes, le second est moindre que de femmes.

Le premier coup en vaut deux.

Le premier mary est l'amy, le second mary, le tiers le maistre.

Le premier prend, le dernier part en grognant.

Le premier pris en vaut deux.

Le premier qui chausse le pantalon gouverne la maison.

Le premier sillon n'est pas le chantier.

Le premier tour est le plus beau.

Le present du gentilhomme est bien-tost suivy de quelque demande.

Le preste defend le moustier de bource.

Le prestre dict lanuoneuf du mary et si denonce la femme.

Le prestre presche, en fin, pour soy.

Le prêter fleurit, le manger pourrit.

Le pretre ne redit pas un second coup pour les sourds.

Le prince doibt tascher d'estre semblable a Dieu.

Le prince fault qui de tous se fie, aussy fait qui de tous se deffye.

Le prince voulant tout scavoir, et de tout s'enquester, se doibt deliberer a souvent pardonner.

Le prince, père ou maistre, doit humainement et doucement admonester et non tuer le delinquent.

Le printemps des bannis sont les dames de remiremont.

Le profit sans grand peine, est un livre de longitudine virae.

Le propre du calomniateur est d'espier et d'estre inquisiteur.

Le propre du loup est devorer tout.

Le propre du meschant ouvrier est faire estat d'autruy mestier.

Le propre du vieillard est souvent humer et tumer, et de la jeune femme le plumer et escumer.

Le prudent doibt tout moyen cercher, avant les armes apprehender.

Le psautier porte la paix.

Le put et meschant oiseau, s'aide de la langue pous cousteau.

Le raisin noir est aussi bon que le blanc.

Le ramage, tu l'oublies, le plumage, tu t'en souviens.

Le rat ne doit pas se moquer du chat ni la fille de l'amour.

Le rateau va bien avec la fourche.

Le recedo le subito vaillent au cure bonne monnoye.

Le recipe d'un médecin n'oblige personne.

Le regain est passe avant le foin.

Le remarie et ce qui a été seme a nouveau ne vaut rien.

Le remède est pire que le mal.

Le renard est devenu hermite.

Le renart est devenu hermite.

Le rendre fait mal a la gorge.

Le repentir et les bonnes actions sont un bouclier contre la colère du Ciel.

Le repentir vient toujours quand c'est trop tard.

Le repos et le repas revigore le corps et l'esprit las.

Le requiro du procureur du procureur du roy le faict roy.

Le respect que tu veux obtenir, c'est toi qui en décideras.

Le résultat le plus clair de toute contestation, c'est le repentir.

Le retour vaut mieux que la noce.

Le retour vaut mieux que les noces.

Le rheistre par sedition de monnaye et de teston.

Le rhime se faict en songeant mais la poesie en bien veillant.

Le rhin est plus nécessaire a la France que la pa, et si est a elle.

Le rhumatisant a un almanach dans la tête.

Le rhumatisme, migraine et crampe, vous ne trouverez jamais de remède.

Le rhume est vaincu par la sudation.

Le rhymificateur sera rhymeur.

Le riche amy pour peu se diminue.

Le riche avare est semblable à un âne chargé d'or, qui mange de la paille.

Le riche est douillet.

Le riche et le pauvre sont tous deux pareils dans le cercueil.

Le riche exagère encore plus sa bonne volonté, que le pauvre sa misère.

Le riche mange de l'or et chie du plomb.

Le riche songe à l'année future, le pauvre au jour présent.

Le rioteux n'a grain mestier qu'on le chatouille.

Le rire et la légèreté conduisent à la honte.

Le ris et le caquet, pas ne duisent en banquet.

Le ris, a mocquerie est proche et deris.

Le riz d'autrui est (plus) blanc.

Le riz fait le ventre gros et la poitrine étroite.

Le roi des souhaits est mort à l'hôpital.

Le roi ne dîne pas 2 fois.

Le roy de aetz n'a esquillon.

Le roy enfant, et princes matin desjeunans.

Le roy est homme comme ung aultre.

Le roy perd son droit, ou n'y a que prendre.

Le roy pert son droit la ou il n'y a que prendre.

Le roytelet au crocodile.

Le rut du baston.

Le sabath invite a l'esbat.

Le sablon, va tousjours au fond.

Le sablotier et vachier n'ont point leurs semblables a paris.

Le sac de l'estranger est troue.

Le sac est favorable a la piece qui peut servir a le rapetasser.

Le sac ne fut onques si plein, que n'y entrast bien un grain.

Le saffrant sur ce galand en depesche ce qu'on craint tant.

Le sage a beau voyager, il ne change pas de demeure.

Le sage a ses yeux dans sa tête, mais le fou part a l'aveuglette.

Le sage donne l'exemple aux autres. L'ignorant doit accepter de l'être pour être accepté. Le sot qui ne sait pas qu'il est Se fait détester par tout le monde.

Le sage est ménager du temps et des paroles.

Le sage fait de son ennemy son maigre gratis.

Le sage mange selon la portée de sa recolte, qui mange plus, aura la faim pour hoste.

Le sage ne pense dit et ne fait, ce qu'a Dieu n'aggrée et ne plait.

Le sage parle des idées, l'intelligent des faits, le vulgaire de ce qu'il mange.

Le sage réfléchit avant d'agir;
Après, c'est un peu tard.

Le sage se conforme a la vie de ses compagnons.

Le sage se conforme avec la vie de ses compaignons.

Le sage se regit par raison, et le fol avec le baston.

Le sage, dans son pays natal, est comme l'or dans la mine. (Nul n'est prophète en son pays.)

Le saige se conforme a la vie de ses compaignons.

Le sainct de la ville n'est point aoeure.

Le sainct de la ville n'est point ore.

Le sainct en sa ville ou cite, est rarement honnore.

Le salaire, selon le mercenaire.

Le sang bouillit sans feu.

Le sang ne peut jamais failler.

Le sang ne se lave pas avec du sang, mais avec de l'eau.

Le sang une fois l'an, le bain une fois par mois et manger une fois par jour.

Le sarclet veut aller du pair avec la besche.

Le satyrique de son temps reprend le vice.

Le saut de l'eau fait le goua.

Le savant conçoit l'ignorance, parce qu'il en a tâté; mais l'ignorant n'a pas été savant.

Le savoir vaut la force et même marche par dessus.

Le seau ny la cire ne peuvent faire noble de cuyure.

Le second dueil est un nouveau glux de mariage.

Le second jour est disciple du premier jour.

Le secret est l'âme des affaires.

Le secret fait riche le secretaire.

Le secret le mieux gardé est celui qu'on garde pour soi.

Le seigneur Dieu sonde tout.

Le sel a table la salive a la bouche defaillir.

Le sel est bon même cher.

Le semer et la moisson, ont leur temps et leur saison.

Le sens d'un songe, l'effet des nuages d'automne, la pensée des femmes et le naturel des rois, nul ne le sait.

Le sentier de vertu est aspre et ardu.

Le sentier de vertu, est unic et ardu.

Le sentier est unique pour tous, les moyens d'atteindre le but varient avec chaque voyageur.

Le sept-oeils serait un maitre qui verrait clair.

Le sermon de calvin a faict ronfle le canon.

Le serpent rend l'homme prudent.

Le serpent, le médecin court.

Le serpent, le ruban, le lézard, le rasoir, le grand lézard, la pelle.

Le service de prince et de roy, est une umbre d'une sep.

Le service faict par vertu dure.

Le service pour Dieu, et pour l'escu et le plaisir aux hommes.

Le serviteur doibt avoir des aureilles de lievres.

Le serviteur est une mauvaise metairie.

Le seul niez et morne venant la mort se morne.

Le seul povre et vieil exile, sent le dur faix de povrete.

Le sexe fait perdre le bon sens.

Le siecle cerberien mettra le monde a rien.

Le silence est la meilleure réponse que l'on puisse faire à un sot.

Le silence est pris pour un aveu.

Le singe tant plus il monte en haut, tant plus il montre son cul.

Le singulier profit peuple travaille.

Le soin et lage et le pouvoir en fin acquièrent scavoir.

Le soin et l'age et le pouvoir en fin acquièrent tout scavoir.

Le soir (dit-on) loue l'ouvrier, et le matin l'hostelier.

Le soir loue l'ouvrier et le matin l'hostelier.

Le soir loue l'ouvrier, et le matin l'hostelier.

Le soldat est le veneur de l'advocat.

Le soleil d'août rend fou.

Le soleil de mars donne des rhumes tenaces.

Le soleil de mars donne la fièvre.

Le soleil de mars marque le visage pour sept ans.

Le soleil de mars met les enfants au tombeau.

Le soleil du matin ne dure pas tout le jour.

Le soleil en clarte nom-pareil.

Le soleil est bien chaud a orhi.

Le soleil est le fourneau des pauvres.

Le soleil est l'oeil du firmament.

Le soleil est passé sur votre toit, jamais il ne reviendra.

Le soleil et le vent sont au doz.

Le soleil fait sortir le médecin.

Le soleil luit pour tout le monde.

Le soleil ne doibt jamais voir un médecin a jeun.

Le soleil ne luy pas par tout.

Le soleil rend la vie à tout.

Le soleil se leve pour tous.

Le solstice d'hyver met le malade aux vers.

Le someil et le cheoir de lelephant.

Le sommeil est la moitié de la santé.

Le sort en est jeté.

Le sot forge lui-même des contes,
Pour puis après y croire.

Le sot jacasse, le singe écoute.

Le sot rit et pleure sans savoir pourquoi.

Le souillon sent torchons de la cuisine.

Le soulon vomit le vin, le serpent vomit le venin, le chat vomit le trop saoul.

Le sourd gaigne l'injure.

Le sourd gaigne sa cause en injure.

Le souvenir de la depense et des ans ne sert que d'envieillir les gens.

Le souverain bien est d'estre bien sain et en bonne couche.

Le subtil est subit espreint, et subit passe et esteint.

Le superieur doibt avoir supreme esgard de monstrer bon exemple a ses subjects.

Le surgin et le clergin faict mourir le peuple de fain.

Le surplus des quartiers font grands les argentiers.

Le symoniaque va en paradis par le puys de bonne vaulx.

Le tabac et l'eau de vie ne font pas curer les dents.

Le tabac incommode à le prendre trop souvent.

Le tabac ni l'eau bouillie ne font curer les dents.

Le tablier sale met de la graisse au pot.

Le tailleur est baveret.

Le tard venu, est d'ordinaire mal couche.

Le tavernier s'enyvre bien de sa taverne.

Le temps bien employer faict monter a cheval.

Le temps chaud d'une année est effacé par la pluie d'un seul jour.

Le temps donne la santé, et si l'oste.

Le temps et l'usage rendent l'homme sage.

Le temps fuit comme un chat maigre.

Le temps guérit tout.

Le temps marche, il faut aller avec.

Le temps meine la teste des hommes.

Le temps mene les gens.

Le temps ne maintient que ce qu'il a élevé.

Le temps n'est pas tousjours en bonne disposition.

Le temps nous passe.

Le temps ouvre.

Le temps passé ne revient jamais plus.

Le temps perdu n'est jamais recouvert.

Le temps perdu tourne plus.

Le temps pluvieux, en la mort de quelqu'un, est le signe d'une bonne âme.

Le temps present ordonne, que celuy qui preste donne, car a rendre chascun envy sone.

Le temps se change en bien peu d'heure, tel rit matin que le soir pleure.

Le temps s'en va legièrement= estudiez diligemment.

Le temps sera le maître de celui qui n'a pas de maître.

Le temps trouble meschants esgaye et bons trouble.

Le temps, c?est de l?argent.

Le temps, la fortune et le vent !, changent comme la lune.

Le teston d'un papau et d'un huguenot ne se batent jamais en l'escarcelle d'un médecin.

Le teston vaut mieux qu'un c..

Le thiois dit lieghen, bedrighen, stelen sonder noot, brenghen die onneosele fielen ter doot.

Le tiers estat est la pepinière de noblesse.

Le tiers estat est le seminaire de noblesse.

Le tiltre ne fait pas le maistre.

Le tisserant est gentilhomme, ou adam ne l'estoit pas.

Le tombeau redresse un bossu;
Et le bâton, un méchant.

Le ton fait la chanson.

Le torchon et la panosse ne donne rien a manger.

Le tour d'un pescheur.

Le tradiment est à la fois aimé, mais le traistre est de chascun abhorré.

Le traicte du mariage porte son testament.

Le train est la ou est la bource.

Le train jean l'ange.

Le train mange le bien.

Le traitement fait a parents, de tes enfants semblable attents.

Le travail bien fait ne demande pas le temps qu'on lui a mis.

Le travail c'est la santé.

Le travail de la pensée ressemble au forage d'un puits ; l'eau est trouble d'abord, puis elle se clarifie.

Le travail est beau quand il est fait.

Le travail fait de nuit, se fait connaistre le jour.

Le travail fait lentement, est d'ordinaire beau.

Le travail fait n'attend rien.

Le travail n'a jamais fait un homme beau.

Le travail ne vient pas des os mais des gros morceaux.

Le travail paie les dettes,
La fainéantise les fait.

Le travail paye par avance, s'en fuit.

Le travail que tu peux faire toy-mesme, ne le renvoye pas a d'autres.

Le travail va ou il se fait.

Le travail vient à bout de tout.

Le travail, le faudrait toujours faire deux fois.

Le tremble du lict faict mettre en rue la fille de chambre.

Le troisieme coup fait les droits.

Le troisieme coup paie pour les autres.

Le trop amene le trop peu.

Le trop bien met a mal.

Le trop changer empire.

Le trop chastier ne faict qu'empirer.

Le trop d'attention qu'on a pour le danger,
Fait le plus souvent qu'on y tombe.

Le trop d'expédients peut gâter une affaire.

Le trop et le trop peu, rompt la feste et le jeu.

Le trop grand nombre de boyte d'apothicaire est cause de trop de mal vulgaire.

Le trop parler me meine a perdition.

< operone >